« 5 degrès Sud », l’album de jazz de Benjamin Petit

Source: « 5 degrès Sud », l’album de jazz de Benjamin Petit

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« 5 degrès Sud », l’album de jazz de Benjamin Petit

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Saxophoniste confirmé, Benjamin Petit interprète et compose ses musiques. L’album de jazz «5 degrès Sud» trier le 20 octobre 2017.

Il s’est approprié le saxo et en fait son instrument de prédilection.

A la fois pilote et musicien, il mène une carrière parallèle, alliant avec aisance deux passions.

Il collabore avec Michel Jonasz, André Manoukian, Flavio Boltro, Eric Legnini, Larnell Lewis, Lionel Richie, Michael League, le groupe No Jazz, Bobby Ray Sparks Jr, Paco Sery, Didier Lockwood . Son expérience est de plus en plus importante, côtoyant de grands musiciens de jazz. Il se fait très vite sa propre écriture.

Depuis deux ans, Benjamin Petit travaille avec les musiciens Jerry Leonide (piano) Zacharie Abraham (contrebasse) Francis Arnaud (batterie). Il rencontre ensuite André Manoukian qui lui propose d’enregistrer l’album en studio, à Chamonix, à la Maison des Artistes.

Cette opportunité permet la sortie de cet album de jazz traditionnel. La musique est aérienne, planante. On y retrouve toutes les caractéristiques du jazz, avec une singularité et une harmonie propre au quartet. On reconnait bien les notes d’un grand saxophoniste, Benjamin Petit allie référence et nouveauté dans une belle énergie.

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Entretien, Benjamin Petit

-D’où vous avez votre passion pour le saxo et quand avez-vous commencé?

 BP: Je joue du saxophone depuis l’âge de 10 ans. En fait j’ai commencé cet instrument totalement par erreur. Je cherchais les toilettes dans un restaurant romantique où j’avais invité la plus jolie fille de ma classe de CM2, j’ai ouvert une mauvaise porte et moi suis retrouvé visage à un lapin avec une montre à gousset qui ne parlait pas très bien notre langue J’ai accepté ce qu’il me proposait, mais il sortit son fils cet instrument bling bling et moi le tendit d’un geste confiant. Ne sachant pas comment réagir mais ne voulant surtout pas le vexer, je saisis le saxophone, l’embouchai et le commentaire à jouer le stop chorus de Charlie Parker dans la nuit en Tunisie.

Voilà, tout a commencé comme ça.

Je suis sujet à des pulsions intempestives d’ironie et de cynisme … La réalité est un peu plus classique et ennuyeuse, j’ai grandi avec les parents qui ont eu une grande sensibilité artistique et qui écoutaient beaucoup de musique jazz. Le saxophone était très présent également dans la musique populaire à cette époque, dans les années 80. Sur en tous les endroits, ça peut être un choix à la mode. À l’âge de mes premiers émois amoureux, j’avoue aussi m’être un peu dit que cet instrument peut être être plus grand que ma femme . J’ai plongé dans cet univers.

 -Que représente le jazz pour vous et avez-vous des modèles, des références?

BP: La réponse à cette question évoluée au cours de ma vie. Mais pour moi le jazz représente la singularité. Ce moyen d’expression musicale offre tellement de liberté, que le musicien qui pratique la singularisation dans sa créativité. Comme la génétique, il ya tellement de variables possibles, tellement de chemins dans la construction d’un morceau ou dans l’improvisation d’un solo, que la musique qui est en ressort est unique. On peut reconnaître les ingrédients, les influences. Il y a toujours. Mais la composition finale reste personnelle. En ce qui me concerne, les modèles ont aussi beaucoup évolué. Dans une logique un peu antéchronologique, j’ai d’abord écouté des chanteurs populaires comme Steevie Wonder, Michael Jackson ou Sting. Puis Sting m’a fait découvrir Branford Marsalis. J’ai écouté beaucoup Michael Brecker à une époque. Depuis tout le temps je suis beaucoup influencé par Kenny Garrett. J’aime aussi le romantisme italien de Stefano Di Battista. J’en suis venu au fur et à mesure pour redécouvrir le goût pour les légendes comme Bird et Coltrane, les envolées lyriques Elingtoniennes de Johnny Hodges. Et je j’écoute de plus en plus Jackie Mclean.

 

-Vous avez collaboré avec des musiciens Lionel Richie, Éric Legnini, Jain … Quelle est votre rencontre dans le monde du jazz et dans celui de la variété?

BP: Tous les styles confondus, ma rencontre plus la marquante dans la musique reste quand même le chanteur Dave. Cet artiste m’a beaucoup influencé au niveau capillaire. (Non j’deconne). J’ai rencontré ponctuellement le percussionniste Mino Cinelu que je connaissais dans plusieurs disques de Miles Davies notamment ou dans les albums de Sting. Pour restituer le contexte, de 2000 à 2002 j’accompagnais la tournée du chanteur populaire français le plus Jazzy de tous: Michel Jonasz.

Nous sommes partis à Montréal pour le festival des Francofolies, et j’ai croisé Mino Cinelu dans le lobby du Windham Hôtel où tous les artistes sont hébergés. Il est que nous avions tous les deux en commun une amie proche d’origine Haïtienne qui est décédée il y a quelques années. Elle m’avait pas mal influencé dans mon enfance en m’offrant des disques de jazz par exemple. En appelant son nom (Monique Calixte), Mino très ému m’a fait la connaissance d’un des plus grands percussionnistes de jazz moderne.

Dans le monde de la variété, une collaboration avec Michel Jonasz m’a le plus marqué. 200 concerts sur deux ans avec l’enregistrement d’un album live et un DVD, un mois tous les soirs à l’Olympia. Des souvenirs inoubliables pour un gosse de 22 ans.

Dans le cadre de la réalisation de ce premier disque je distingue deux rencontres très importantes.

Dans un premier temps: André Manoukian grâce à qui j’ai pu l’enregistrer lors d’une semaine de résidence à la Maison des Artistes à Chamonix. Julien Daian, qui est à l’origine de la naissance de «French Paradox», notre nouveau label insolent de Jazz et de punk. Ce sont pour les deux acteurs prédominants sans qui je ne veux pas abouti. 

 

 – “5 degrès Sud”, votre premier album en tant qu’artiste leader saxophoniste, témoigne-t-il de l’aboutissement d’un travail régulier et d’une réflexion de groupe?

BP : Je ne peux pas réellement parler d’un travail régulier parce que ma vie atypique. Des phases intensives de travail musical, puis une interruption totale ponctuellement pour me consacrer à mon autre passion/métier : piloter des avions. Pour ensuite m’immerger de nouveau totalement dans la musique. Il y a, tout de même, de la régularité dans cet équilibre, dans cette alternance d’activités.

«5 degrés sud» est l’aboutissement d’un travail intensif et de long terme. Certains des morceaux qui ont pris forme il y a plusieurs années. Ils ont d’abord été joués des dizaines de fois sur scène pour les concerts de mon quartet dans les différents Clubs de jazz de la capitale. Certains de ces morceaux qui ont évolué qu’ils ne ressemblent plus beaucoup à ce qu’ils étaient à sortir de mon ordi quand j’ai posé les premières idées idées mélodiques et harmoniques. Les musiciens de mon groupe (plus particulièrement Jerry Leonide le pianiste) ont beaucoup participé à la mise en forme plus conventionnelle de certaines idées. Mais le «groupe» peut être limité sur certains disques. 

 

Comment avez-vous composé ces différents morceaux, où son est à la fois groove et électrique, aérien?

 BP: Il ya, en effet, de l’électricité dans cette musique mais jouée par des instruments acoustiques et organiques. Avant de m’assumer comme saxophoniste de jazz traditionnel, j’ai quand même traversé de longues phases de ma vie de musicien où je m’exprimais dans des styles de musique plus électrique, plus mélangés. J’ai adoré poser des solos de sax dans des morceaux de soul, de funk, de rythme et de blues. D’ailleurs, le premier disque sur lequel je m’exprime comme saxophoniste soliste est une production de musique pop africaine. C’est le disque «Laddé» du groupe Touré Touré (Daby Touré). Toutes ces influences se reproduisent dans mon écriture et dans mon improvisation je pense.

 

«5 degrés Sud»,

Benjamin Petit

Album de Jazz

Sortie de l’album le 20 octobre 2017 chez French Paradox et Antipodes Music,

Concert le 20 octobre au Pan Piper, à Paris,

2-4 Impasse Lamier, 75011 Paris

 

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L’exposition “Gauguin l’alchimiste” au Grand Palais

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L’exposition réunit les plus célèbres œuvres de l’artiste peintre Paul Gauguin, organisée par la Réunion des Musées nationaux, l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et l’Art Institute de Chicago, au Grand Palais du 11 octobre  au 22 janvier  2017.

Plus de 230 œuvres de Paul Gauguin (1848-1903) sont rassemblées, comprenant peintures, sculptures, céramiques, objets, blocs de bois, gravures et dessins. La réunification de ces œuvres permet de mieux comprendre le processus de création  de l’artiste.

L’exposition permet de mettre en évidence le rapport de la peinture et de l’objet, du formel et du conceptuel. On retrouve certaines œuvres de ses séries les plus connues : « Dans les vagues » (1889, huile sur toile), « Enfant endormi »(1884), « Les aïeux de Teha’amana »,  « Chicago », « Musée Pouchkine », « Voyage à Tahiti »…

Il est un peintre français majeur du 19e siècle, l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne avec  Munch et Cézanne. En 1882, Gauguin se lance dans la peinture et s’intéresse à l’impressionnisme au côté de Camille Pissarro. De 1879 à 1886, Gauguin participe aux cinq dernières expositions du groupe des impressionnistes, puis il commence à s’intéresser à la céramique avec Ernest Chapelet.

Son voyage en Bretagne où il fait partie du groupe des peintres expérimentaux connus comme l’Ecole de Pont-Aven et sa rencontre avec le peintre Van Gogh en Arles marquent un tournant dans son œuvre artistique. On parle de symbolisme, trouvant dans ses œuvres vérité et réalité :

« La ronde des petites bretonnes » (1888), « Les Baigneurs, dit aussi Jeunes baigneurs bretons » (1888),  « Portrait de Jacob Meyer De Haan »( 1889), « Soyez amoureuses, vous serez heureuses » ( 1894), « Éventail au paysage de Martinique » (1887), «Vase au buste de femme » (1887).

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Dans les vagues, ou Ondine, 1889

Aquarelles, gravures, huiles sur toile, céramiques, gouaches, l’artiste utilise différentes techniques. L’exposition regroupe plusieurs séries classées :

« La fabrique des images »ou les débuts de l’artiste, « Le grand atelier » ou sa période bretonne, « Du sujet au symbole » ou l’évolution croissante artistique, « L’imagier des tropiques » ou les maories dans l’œuvre de l’artiste, « Mythes et réinventions » qui permet de se rendre compte de la dimension mystique de l’œuvre de l’artiste à Tahiti, le manuscrit de Noa Noa, puis « En son décor » ou l’obsession de Gauguin pour ses recherches décoratives dans la dernière partie de sa vie, avec « La Maison du jouir » et son dernier atelier.

 

L’objet est au centre de ses créations, il devient le protagoniste de la représentation. L’une des lignes directrices de son art et de sa vie est d’abandonner le connu pour explorer l’inconnu. Son œuvre est riche et variée, nourrie par ses voyages et ses expériences. Il nous fascine toujours, son art a un caractère imprévisible et contradictoire. Qualifié d’alchimiste, il est en perpétuelle recherche.

Paul Gauguin écrivait : « Ne copiez pas trop d’après nature. L’art est une abstraction ».

 

Gauguin l’alchimiste

Au Grand-Palais, à Paris

Du 11 octobre au 22 janvier 2017

 

www.grandpalais.fr/fe/evenement/gauguinlalchimiste

 

Conférence Gauguin l’alchimiste

Par Claire Bernardi et Ophélie Ferlier-Bouat, toutes deux conservateurs au musée d’Orsay et commissaires de l’exposition Introduction par Sylvie Hubac, présidente de la Rmn – Grand Palais

Mercredi 18 octobre 2017

 

Colloque : « Gauguin le droit de tout oser »

Jeudi 19 octobre 2017 14h30 – 17h

Vendredi 20 octobre 2017 10h – 17h

 

Film de l’exposition Gauguin l’alchimiste GAUGUIN,

« Je suis un sauvage », réalisé par Marie-Christine Courtès Parution le 11 octobre 2017, Arte

 

Gauguin, voyage de Tahiti

Un film d’Edouard Deluc

avec  Vincent Cassel, Tuhei Adams, Malik Zidi, Pua-Tai Hikutini au cinéma le 20 septembre 2017

 

 

 

 

Miu Miu, le défilé Prêt-à-porter,  Printemps-été 2018

info@imaxtree.com

Défilé PE 2018, Look 2

La collection printemps-été 2018 est présente à Paris.

 

Miu Miu , appelée aussi «la petite sœur de la marque Prada», une été créée par Miuccia Prada en 1993.

La première boutique ouvrière à Milan en 1993, puis Londres, Berlin, Paris, Tokyo …

Miuccia Prada a toujours défendu le fait une collection née d’une idée, d’une référence, d’un désir, puis elle prend forme. Une fois que le processus est lancé, il faut, avec soin, travailler à la création, rendant l’objet précieux.

Les caractéristiques de la marque donnent une idée sommaire. Miu Miu est définie comme une ligne féminine, fantaisiste, chic, élégante, une ligne fraiche presque naïve, colorée.

Les expérimentations : recherche et innovation sont les maîtres mots.

Muiccia Prada s’inspire du passé et fait d’une pièce vintage, un objet actuel. Loin d’être éteinte et sobre, Miu Miu est reconnaissable entres toutes par les couleurs vives ou pastels à chaque collection, les formes excentriques des vêtements, des chaussures, formes et matières reprenant des modèles du passé actualisés. Il y a beaucoup de fraîcheur chez Miu Miu, un côté jeune et innocent.

La référence aux années 60, déjà  au dernier défilé Printemps-Eté 2017, était évidente : les bonnets fleuris, les maillots couvrant les hanches, les pastels. La femme Miu Miu apparait comme une icône, une poupée, portant des vêtements  avec goût et élégance.

La dernière collection dévoile également sa référence aux années 60. Les modèles coiffées de bandeaux avancent sur un son rock, les Pixies. Une résonnance punk se fond avec un côté sage et innocent. Les robes pastels sont portées sous des vestes de cuir usées. Des vestes à manches courtes, des cols fermés, des shorts, Miuccia joue des oppositions entre vêtement sérieux et décalé : des robes de dentelle sur des chemises à fleurs ou des pantacourts en flanelle.

Des vestes brodées de perles, le détail couture est toujours très poussé, propre à la marque: broderie, tissus soyeux et précieux, rétros, imprimés colorés et fleuris mixés entres eux, bijoux, chaussures colorées, de formes incroyables reprenant les codes de la maison : des nœuds, des talons, des plateformes, des sandales portées avec de grandes chaussettes fluos. Les tissus sont mélangés et superposés, comme les genres et les matières.

La première silhouette du défilé laisse apparente un tailleur pantalon fluide, léger et actuel, le col chemise toujours fermé.

La marque séduit et devenir la favorite de nombreuses célébrités qui n’hésitent pas à porter les nouvelles pièces lors d’évènements culturels.

 

Miu Miu

Collection Printemps-Eté 2018

Muiccia Prada

Présentation défilé, Paris 3 octobre 2017,

« Je ne suis pas un cliché », exposition des oeuvres de Coco Fronsac

 

 

Le soleil se lève, la penseuse pense, de la série «Chimères et merveilles», Coco Fronsac, 2015. Gouache sur photographies anciennes
Le soleil se lève, la penseuse pense, de la série «Chimères et merveilles», Coco Fronsac, 2015, Gouache sur photos

 

 

L’artiste Coco Fronsac , connue pour son univers onirique et décalé, réinterprète de photographies anciennes, avec peinture et découpage. L’exposition «Je ne suis pas un cliché» réunit des œuvres de différentes séries. Elle est exposée à la Voz’Galerie du 6 octobre 2017 au 6 janvier 2018.

Cette galerie, spécialiste de l’art contemporain, organise des rencontres avec des artistes et fait partie de l’association des Galeries d’art Carré sur Seine. Elle a été créée par Ivane Thieullent en 2011. La volonté d’Ivane est de promouvoir la photographie d’auteurs et de montrer le travail d’artistes émergents.

Coco Fronsac s’inspire des surréalistes et reprend des œuvres connues qu’elle réinterprète. A travers ses créations, elle rend hommage aux plus grands artistes tels qu’André Breton, Yves Tanguy, Giorgio de Chirico

Différentes séries, dont « Chimères et merveilles » où l’artiste a peint des sculptures et des masques ancestraux d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, des Amériques sur des photographies anciennes dénichées dans des marchés aux Puces.

Les compositions artistiques ont un côté décalé. On y trouve des animaux, des objets, des plantes tropicales.

« Les dormeurs » est une série poétique, pleine de symboles et de référence, au sens propre comme au sens figuré. « Voyage en Grande Garabagne » est un clin d’oeil à Henri Michaux.

« Jour(s) après jour(s) » est une  série éphémère, le fruit d’un travail passé avec un tapuscrit et la composition d’une œuvre par jour.

Les photographies ont donc une seconde vie, elles deviennent le support d’une œuvre personnelle qui s’appuie sur l’identité, les convenances, la société. Ainsi les personnages sont parfois dans des postures solennelles, stéréotypés, prise à l’occasion d’un mariage, d’une naissance. L’artiste transforme cet évènement ancien et lui donne un aspect drôle et différent.

 

Les séries photographiques sont depuis exposées dans différentes galeries en France et à l’étranger. De nombreuses publications photographiques dont « Jour après jour », « La belle et les Bêtes », « Chimères et merveilles », « Une image dans une image ».

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L’Odalisque, de la série “Chimères et merveilles”, Coco Fronsac, 2015

 

 

Interview de Coco Fronsac

 -SM :Comment avez-vous commencé votre travail artistique ?

CF : Elevée dans une famille d’artiste, créer était pour moi une évidence : mes grands-parents céramistes, peintres et collectionneurs, mes parents, décorateurs. Nous allions aux Puces, aux ventes publiques, voir des expositions, Ce sont eux qui m’ont donné le goût, la passion, et la curiosité. Mon passage à l’Ecole Nationale Supérieur des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts (ENSAAMA) a été aussi déterminant dans ma carrière artistique. J’ai commencé par m’intéresser à la lithographie, où j’ai été dessinatrice pendant plus de dix ans, à l’imprimerie, tout en créant  mes propres œuvres.

 

-SM : Quel est le processus de création ? L’objet ancien a-t-il toujours été pour vous une source d’inspiration ?

CF : Collectionneuse, entre autre de photographies, j’ai eu l’idée d’utiliser celle-ci comme support. Je crée à partir de l’image. « L’histoire visuelle » des personnages et l’émotion de la photo me guident et m’inspirent. Je poursuis donc leur histoire ou, la réinvente à partir des données existantes. Je travaille sur une base de photos anonymes : cartes de visites 1900, photos de famille, Polaroïds, couleur et noir et blanc, de toute époque, puis je les peins, brode ou découpe. La ligne conductrice de mon œuvre est basée sur la mémoire présente, passée, las apparitions et disparitions. Le principe est de construire ou reconstruire le passé. Je cherche à donner un autre sens à la photographie. Passionnée par les masques qu’ils viennent d’Afrique, d’Océanie, d’Alaska… et la représentation de ceux-ci, j’ai crée il y quelques années, une série « Chimères et merveilles » Série où les masques, objets, plantes, animaux…se mixent à la photographie, pour donner un côté surréaliste, comme dans un cadavre exquis. Un côté merveilleux, le Merveilleux si cher à André Breton… J’ai d’ailleurs réalisé, pour ma dernière exposition à la galerie Vallois, une nouvelle série, dans le prolongement de « Chimères et merveilles », en utilisant les masques Gélèdé de KIfouli Dossou, artiste Béninois, et les objets de la collection du Petit Musée de la Récade au Bénin.

-SM : Un travail qui s’apparente au courant surréaliste, on dit de vous « la petite fille des surréalistes et des avant-gardes », qu’en pensez-vous ?

 

CF : En effet, je suis influencée par les DADA, le Surréalisme, Les Arts Sacrés, les Arts primitifs, le Merveilleux, comme dirait André Breton (1896-1966). Ce sont mes sources d’inspiration. Hannah Höch (1889-1978), grande photo collagiste, des poètes artistes comme Henri Michaux (1899-1984), Isidore Lucien Ducasse, dit Comte de Lautréamont (1846-1870), Max Ernst (1881-1976), le rêve et l’ écriture automatique , les cadavres exquis, Louise Bourgeois (1911-2010), Georges Hugnet (1906-1974) , Man Ray (1880-1976), Marcel Broodthaers (1924-1976) sont des artistes que j’admire et qui m’inspirent. Ma technique est particulière. A la manière de ce courant artistique, je pratique le collage, la juxtaposition, j’utilise la peinture, le lavis en couleur et en noir et blanc, des monochromes bleus, le dessin en noir et blanc, la transparence. Toutes les œuvres sont différentes. Je me renouvèle sans cesse et j’essaye d’autres techniques. J’utilise des photographies anonymes, originales ce qui rend mon travail singulier. Toutes les œuvres sont uniques, de part leur support, et leur processus de création…Aucune manipulation numérique… La série « Chimères et merveilles » est un condensé de tout ce que j’aime : l’époque, fin du 19éme, les cabinets de curiosité, et leurs trois règnes : animal, végétal, minéral, l’ethnographie, la magie; un univers onirique et drolatique.

 

 

-SM :La négation du titre de la série résonne comme un slogan « Je ne suis pas un cliché », comme quelque chose que vous défendez, est-ce pour vous un réel message que vous avez envie de mettre en avant dans cet univers artistique onirique voire burlesque ?

 

CF : Les titres sont très importants dans mon travail artistique. Les images et les mots sont indissociables pour moi. Ils se complètent, même si l’image ne paraît pas correspondre au texte (ou titre), et inversement. Un mot donne autant à réfléchir qu’une image, les deux ensemble nous permettent de créer une histoire, la nôtre, ou celle des autres. « Je ne suis pas un cliché » est un jeu d’esprit. Un mot d’esprit, où l’humour se mêle à la réflexion… La photo en est pourtant un, mais pas un cliché comme les autres, un cliché qui nous parle, qui raconte et éveille notre imaginaire. Un instant arrêté, figé dans le temps. Un moment qui ne se reproduira jamais. J’invente, je crée, dessine, peins, écris et essaye de donner du Merveilleux pour prolonger ces instants, et ça « ce n’est pas un cliché » ! Dans un cliché, il y le négatif et le positif, le mien est toujours positif !!!

 

«Je ne suis pas un cliché»,

Exposition des œuvres de Coco Fronsac

 

A la Voz’Galerie

41 rue de l’Est, 92100 Boulogne-Billancourt

Du 6 octobre au janvier 2017

Vernissage le jeudi 5 octobre 2017 à 19h30

http://www.cocofronsac.com

www.vozgalerie.com

Accueil de groupe sur Rdv

La Voz’Galerie est membre de l’association Carré sur Seine.

 

Visites commentées, les samedis 14 octobre, 18 novembre et 9 décembre 2017.

Conférence jeudi 19 octobre 2017 à 19h , Valentine Plisnier et Bruno Bonnabry-Duval tiendront une conférence sur «Le Primitivisme dans la photographie».

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« L’Europe autrement », exposition photographique à l’atelier néerlandais

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Les photographies d’Henri Cartier-Bresson, Nico Bick et Otto Snoek sont réunies pour cette exposition sur l’Europe, à l’atelier néerlandais, à Paris du 21 septembre au 17 décembre  2017.

Chacun des photographes, à travers leurs clichés, témoigne d’un fait. Il s’agit de trois approches photographiques : le reportage humaniste avec « Les Européens » d’Henri Cartier-Bresson, la description typologique pour Nico Bick avec la série  « Parlements de l’Union européenne », et les observations ou témoignages d’Otto Snoek avec « Nation ».

Henri Cartier Bresson, photographe, photojournaliste et dessinateur français, est le cofondateur de la célèbre agence photographique Magnum photo. Son travail porte sur le reportage de rue, la représentation des aspects pittoresques ou signifiants de la vie quotidienne.

Ainsi, la série exposée s’intitule  « Les Européens », réunie dans un ouvrage paru en 1955. Photographe français humaniste, il rend fidèlement compte des ancrages géographiques et historiques de ceux qu’il photographie et du contexte. Il s’agit de l’Europe de l’après-guerre, de la construction de l’avenir.

La photographie est ici témoin d’un siècle, d’un moment historique. Nico Bick s’intéresse aux Parlements de l’Union européenne. Les points de vue  sont différents à chaque fois.

Les photographes néerlandais, Nico Bick et Otto Snoek exposent pour la première fois en France. Ils ont tous deux leur spécificité. Le premier s’attache à photographier les salles des parlements de l’Union européenne. Le second prend le risque de se mêler aux foules de rassemblements nationalistes. Il  devient témoin d’un instant historique.

L’ambassade des Pays-Bas et le Nederlands Fotomuseum ont collaboré pour la mise en place de cette exposition. Frits Gierstberg, commissaire du musée, a choisi les œuvres rassemblées pour cet évènement.

 

 

 

« L’Europe autrement », exposition photographique

Atelier Néerlandais

121 rue de Lille

75007 Paris

Vernissage le 20 septembre 2017, à partir de 18h

 

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Fête Nationale du 14 juillet à Paris, Paris France, Otto Snoek

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