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« 5 degrès Sud », l’album de jazz de Benjamin Petit

Source: « 5 degrès Sud », l’album de jazz de Benjamin Petit

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« 5 degrès Sud », l’album de jazz de Benjamin Petit

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Saxophoniste confirmé, Benjamin Petit interprète et compose ses musiques. L’album de jazz « 5 degrès Sud » sort le 20 octobre 2017.

Il s’est approprié le saxo et en a fait son instrument de prédilection.

A la fois pilote et musicien, il mène une carrière parallèle, alliant avec aisance deux passions.

Il collabore avec Michel Jonasz, André Manoukian, Flavio Boltro, Eric Legnini, Larnell Lewis, Lionel Richie, Michael League, le groupe No Jazz, Bobby Ray Sparks Jr, Paco Sery, Didier Lockwood. Son expérience est de plus en plus importante, côtoyant de grands musiciens de jazz. Il se fait très vite sa propre écriture.

Depuis deux ans, Benjamin Petit travaille avec les musiciens Jerry Leonide (piano) Zacharie Abraham (contrebasse) Francis Arnaud (batterie). Il rencontre ensuite André Manoukian qui lui propose d’enregistrer l’album en studio, à Chamonix, à la Maison des Artistes.

Cette opportunité permet la sortie de cet album de jazz traditionnel. La musique est aérienne, planante. On y retrouve toutes les caractéristiques du jazz, avec une singularité et une harmonie propre au quartet. On reconnait bien les notes d’un grand saxophoniste, Benjamin Petit allie référence et nouveauté dans une belle énergie.

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Interview, Benjamin Petit

-D’où vous vient votre passion pour le saxo et quand avez-vous commencé?

 BP : Je joue du saxophone depuis l’âge de 10 ans. En fait j’ai commencé cet instrument totalement par erreur. Je cherchais les toilettes dans un restaurant romantique où j’avais invité la plus jolie fille de ma classe de CM2, j’ai ouvert une mauvaise porte et me suis retrouvé face à un lapin avec une montre à gousset qui ne parlait pas très bien notre langue. J’ai accepté ce qu’il me proposait, mais il sortit de son manteau cet instrument bling bling et me le tendit d’un geste confiant. Ne sachant pas comment réagir mais ne voulant surtout pas le vexer, je saisis le saxophone, l’embouchai et commençai à jouer le stop chorus de Charlie Parker dans Night in Tunisia.

Voilà, tout a commencé comme ça.

Désolé je suis sujet à des pulsions intempestives d’ironie et de cynisme… La réalité est un peu plus classique et ennuyeuse, j’ai grandi avec des parents qui avaient une grande sensibilité artistique et qui écoutaient beaucoup de musique jazz. Le saxophone était très présent également dans la musique populaire à cette époque, dans les années 80. On en voyait partout, ça semblait être un choix à la mode. À l’âge de mes premiers émois amoureux, j’avoue également m’être un peu dit que cet instrument pouvait peut-être augmenter ma popularité féminine pourtant déjà bien développée. J’ai plongé dans cet univers.

 -Que représente le jazz pour vous et avez-vous des modèles, des références ?

BP : La réponse à cette question a beaucoup évoluée au cours de ma vie. Mais à aujourd’hui pour moi le jazz représente la singularité. Ce moyen grisant d’expression musicale offre tellement de liberté, que le musicien qui le pratique se singularise dans sa créativité. Comme la génétique, il y a tellement de variables possible, tellement de chemins dans la construction d’un morceau ou dans l’improvisation d’un solo, que la musique qui en ressort est unique. On peut reconnaître les ingrédients, les influences. Il y en a toujours. Mais la composition finale reste personnelle. En ce qui me concerne, les modèles ont aussi beaucoup évolué. Dans une logique un peu antéchronologique, j’ai d’abord écouté des chanteurs populaires comme Steevie Wonder, Michael Jackson ou Sting. Puis Sting m’a fait découvrir Branford Marsalis. J’ai écouté beaucoup Michael Brecker à une époque. Depuis tout le temps je suis beaucoup influencé par Kenny Garrett. J’aime aussi le romantisme italien de Stefano Di Battista. J’en suis venu au fur et à mesure a redécouvrir le goût pour les légendes comme Bird et Coltrane, les envolées lyriques Elingtoniennes de Johnny Hodges. Et récemment j’écoute de plus en plus Jackie Mclean.

 

-Vous avez collaboré avec des musiciens Lionel Richie, Eric Legnini, Jain… Quelle est votre rencontre la plus marquante dans le monde du jazz et dans celui de la variété ?

BP : Tous styles confondus, ma rencontre la plus marquante dans la musique reste quand même le chanteur Dave. Cet artiste m’a beaucoup influencé au niveau capillaire. (Non j’deconne). J’ai rencontré ponctuellement le percussionniste Mino Cinelu que je connaissais dans plusieurs disques de Miles Davies notamment ou dans des albums de Sting. Pour restituer le contexte, de 2000 à 2002 j’accompagnais la tournée du chanteur populaire français le plus Jazzy de tous: Michel Jonasz.

Nous sommes partis jouer à Montréal pour le festival des Francofolies, et j’ai croisé Mino Cinelu dans le lobby du Windham Hotel où tous les artistes étaient hébergés. Il s’avère que nous avions tous les deux en commun une amie proche d’origine Haïtienne qui est décédée il y’a quelques années. Elle m’avait pas mal influencé dans mon enfance en m’offrant des disques de jazz par exemple. En évoquant son nom (Monique Calixte), Mino très ému m’a tout de suite emmené boire un verre avec lui et c’est comme ça que j’ai fait la connaissance d’un des plus grands percussionnistes de jazz moderne.

Dans le monde de la variété, ma collaboration avec Michel Jonasz m’a le plus marquée. 200 concerts sur deux années avec l’enregistrement d’un album live et un dvd, un mois tous les soirs à l’Olympia. Des souvenirs inoubliables pour un gosse de 22 ans.

Dans le cadre de la réalisation de ce premier disque je distingue deux rencontres très importantes.

Dans un premier temps: André Manoukian grâce à qui j’ai pu l’enregistrer lors d’une semaine de résidence à la Maison des Artistes à Chamonix. Et plus récemment, la naissance d’une amitié forte avec le saxophoniste atypique Julien Daian qui est à l’origine de la naissance de « French Paradox », notre nouveau label insolent de Jazz et de punk. Ce sont pour moi les deux acteurs prédominants sans qui je n’aurais pas abouti. 

 

 -“5 degrès Sud”, votre premier album en tant qu’artiste saxophoniste leader, témoigne-t-il de l’aboutissement d’un travail régulier et d’une réflexion de groupe?

BP : Je ne peux pas réellement parler d’un travail régulier parce que ma vie atypique. Des phases intensives de travail musical, puis une interruption totale ponctuellement pour me consacrer à mon autre passion/métier : piloter des avions. Pour ensuite m’immerger de nouveau totalement dans la musique. Il y a, tout de même, de la régularité dans cet équilibre, dans cette alternance d’activités.

« 5 degrés Sud » est l’aboutissement d’un travail intensif et de long terme. Certains des morceaux qui le composent ont pris forme il y a plusieurs années. Ils ont d’abord été joués des dizaines de fois sur scène pour les concerts de mon quartet dans les différents Clubs de jazz de la capitale. Certains de ces morceaux ont tellement évolué qu’ils ne ressemblent plus  beaucoup à ce qu’ils étaient au sortir de mon ordi quand j’ai posé les premières idées mélodiques et harmoniques. Les musiciens de mon groupe (plus particulièrement Jerry Leonide le pianiste) ont beaucoup participé à la mise en forme plus conventionnelle de certaines de mes idées. Mais le « groupe » dépasse très largement les limites des quelques musiciens qu’on peut entendre sur ce disque. 

 

Comment avez-vous composé ces différents morceaux, où le son est à la fois groove et électrique, aérien?

 BP : Il y a, en effet, de l’électricité dans cette musique pourtant jouée uniquement par des instruments acoustiques et organiques. Avant de m’assumer comme saxophoniste de jazz traditionnel, j’ai quand même traversé de longues phases de ma vie de musicien où je m’exprimais dans des styles de musique plus électrique, plus mélangés. J’ai adoré poser des solos de sax dans des morceaux de soul, de funk, de rythme and blues. D’ailleurs, le premier disque sur lequel je m’exprime comme saxophoniste soliste est une production de musique pop africaine. C’est le disque « Laddé » du groupe Touré Touré (Daby Touré). Toutes ces influences se retrouvent dans mon écriture et dans mon improvisation je pense. Le terme aérien pour désigner le son de certains de mes morceaux me revient de droit considérant toutes les heures de ma vie que je passe à siroter des cafés en regardant des couchers de soleil à 900km/h et 40000 pieds.

 

« 5 degrés Sud »,

Benjamin Petit

Album de Jazz

Sortie de l’album le 20 octobre 2017 chez French Paradox et Antipodes Music,

Concert le 20 octobre au Pan Piper, à Paris,

2-4 Impasse Lamier, 75011 Paris

 

 

 

L’exposition “Gauguin l’alchimiste” au Grand Palais

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L’exposition réunit les plus célèbres œuvres de l’artiste peintre Paul Gauguin, organisée par la Réunion des Musées nationaux, l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et l’Art Institute de Chicago, au Grand Palais du 11 octobre  au 22 janvier  2017.

Plus de 230 œuvres de Paul Gauguin (1848-1903) sont rassemblées, comprenant peintures, sculptures, céramiques, objets, blocs de bois, gravures et dessins. La réunification de ces œuvres permet de mieux comprendre le processus de création  de l’artiste.

L’exposition permet de mettre en évidence le rapport de la peinture et de l’objet, du formel et du conceptuel. On retrouve certaines œuvres de ses séries les plus connues : « Dans les vagues » (1889, huile sur toile), « Enfant endormi »(1884), « Les aïeux de Teha’amana »,  « Chicago », « Musée Pouchkine », « Voyage à Tahiti »…

Il est un peintre français majeur du 19e siècle, l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne avec  Munch et Cézanne. En 1882, Gauguin se lance dans la peinture et s’intéresse à l’impressionnisme au côté de Camille Pissarro. De 1879 à 1886, Gauguin participe aux cinq dernières expositions du groupe des impressionnistes, puis il commence à s’intéresser à la céramique avec Ernest Chapelet.

Son voyage en Bretagne où il fait partie du groupe des peintres expérimentaux connus comme l’Ecole de Pont-Aven et sa rencontre avec le peintre Van Gogh en Arles marquent un tournant dans son œuvre artistique. On parle de symbolisme, trouvant dans ses œuvres vérité et réalité :

« La ronde des petites bretonnes » (1888), « Les Baigneurs, dit aussi Jeunes baigneurs bretons » (1888),  « Portrait de Jacob Meyer De Haan »( 1889), « Soyez amoureuses, vous serez heureuses » ( 1894), « Éventail au paysage de Martinique » (1887), «Vase au buste de femme » (1887).

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Dans les vagues, ou Ondine, 1889

Aquarelles, gravures, huiles sur toile, céramiques, gouaches, l’artiste utilise différentes techniques. L’exposition regroupe plusieurs séries classées :

« La fabrique des images »ou les débuts de l’artiste, « Le grand atelier » ou sa période bretonne, « Du sujet au symbole » ou l’évolution croissante artistique, « L’imagier des tropiques » ou les maories dans l’œuvre de l’artiste, « Mythes et réinventions » qui permet de se rendre compte de la dimension mystique de l’œuvre de l’artiste à Tahiti, le manuscrit de Noa Noa, puis « En son décor » ou l’obsession de Gauguin pour ses recherches décoratives dans la dernière partie de sa vie, avec « La Maison du jouir » et son dernier atelier.

 

L’objet est au centre de ses créations, il devient le protagoniste de la représentation. L’une des lignes directrices de son art et de sa vie est d’abandonner le connu pour explorer l’inconnu. Son œuvre est riche et variée, nourrie par ses voyages et ses expériences. Il nous fascine toujours, son art a un caractère imprévisible et contradictoire. Qualifié d’alchimiste, il est en perpétuelle recherche.

Paul Gauguin écrivait : « Ne copiez pas trop d’après nature. L’art est une abstraction ».

 

Gauguin l’alchimiste

Au Grand-Palais, à Paris

Du 11 octobre au 22 janvier 2017

 

www.grandpalais.fr/fe/evenement/gauguinlalchimiste

 

Conférence Gauguin l’alchimiste

Par Claire Bernardi et Ophélie Ferlier-Bouat, toutes deux conservateurs au musée d’Orsay et commissaires de l’exposition Introduction par Sylvie Hubac, présidente de la Rmn – Grand Palais

Mercredi 18 octobre 2017

 

Colloque : « Gauguin le droit de tout oser »

Jeudi 19 octobre 2017 14h30 – 17h

Vendredi 20 octobre 2017 10h – 17h

 

Film de l’exposition Gauguin l’alchimiste GAUGUIN,

« Je suis un sauvage », réalisé par Marie-Christine Courtès Parution le 11 octobre 2017, Arte

 

Gauguin, voyage de Tahiti

Un film d’Edouard Deluc

avec  Vincent Cassel, Tuhei Adams, Malik Zidi, Pua-Tai Hikutini au cinéma le 20 septembre 2017

 

 

 

 

« Je ne suis pas un cliché », exposition des oeuvres de Coco Fronsac

 

 

Le soleil se lève, la penseuse pense, de la série «Chimères et merveilles», Coco Fronsac, 2015. Gouache sur photographies anciennes
Le soleil se lève, la penseuse pense, de la série «Chimères et merveilles», Coco Fronsac, 2015, Gouache sur photos

 

 

L’artiste Coco Fronsac , connue pour son univers onirique et décalé, réinterprète de photographies anciennes, avec peinture et découpage. L’exposition «Je ne suis pas un cliché» réunit des œuvres de différentes séries. Elle est exposée à la Voz’Galerie du 6 octobre 2017 au 6 janvier 2018.

Cette galerie, spécialiste de l’art contemporain, organise des rencontres avec des artistes et fait partie de l’association des Galeries d’art Carré sur Seine. Elle a été créée par Ivane Thieullent en 2011. La volonté d’Ivane est de promouvoir la photographie d’auteurs et de montrer le travail d’artistes émergents.

Coco Fronsac s’inspire des surréalistes et reprend des œuvres connues qu’elle réinterprète. A travers ses créations, elle rend hommage aux plus grands artistes tels qu’André Breton, Yves Tanguy, Giorgio de Chirico

Différentes séries, dont « Chimères et merveilles » où l’artiste a peint des sculptures et des masques ancestraux d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, des Amériques sur des photographies anciennes dénichées dans des marchés aux Puces.

Les compositions artistiques ont un côté décalé. On y trouve des animaux, des objets, des plantes tropicales.

« Les dormeurs » est une série poétique, pleine de symboles et de référence, au sens propre comme au sens figuré. « Voyage en Grande Garabagne » est un clin d’oeil à Henri Michaux.

« Jour(s) après jour(s) » est une  série éphémère, le fruit d’un travail passé avec un tapuscrit et la composition d’une œuvre par jour.

Les photographies ont donc une seconde vie, elles deviennent le support d’une œuvre personnelle qui s’appuie sur l’identité, les convenances, la société. Ainsi les personnages sont parfois dans des postures solennelles, stéréotypés, prise à l’occasion d’un mariage, d’une naissance. L’artiste transforme cet évènement ancien et lui donne un aspect drôle et différent.

 

Les séries photographiques sont depuis exposées dans différentes galeries en France et à l’étranger. De nombreuses publications photographiques dont « Jour après jour », « La belle et les Bêtes », « Chimères et merveilles », « Une image dans une image ».

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L’Odalisque, de la série “Chimères et merveilles”, Coco Fronsac, 2015

 

 

Interview de Coco Fronsac

 -SM :Comment avez-vous commencé votre travail artistique ?

CF : Elevée dans une famille d’artiste, créer était pour moi une évidence : mes grands-parents céramistes, peintres et collectionneurs, mes parents, décorateurs. Nous allions aux Puces, aux ventes publiques, voir des expositions, Ce sont eux qui m’ont donné le goût, la passion, et la curiosité. Mon passage à l’Ecole Nationale Supérieur des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts (ENSAAMA) a été aussi déterminant dans ma carrière artistique. J’ai commencé par m’intéresser à la lithographie, où j’ai été dessinatrice pendant plus de dix ans, à l’imprimerie, tout en créant  mes propres œuvres.

 

-SM : Quel est le processus de création ? L’objet ancien a-t-il toujours été pour vous une source d’inspiration ?

CF : Collectionneuse, entre autre de photographies, j’ai eu l’idée d’utiliser celle-ci comme support. Je crée à partir de l’image. « L’histoire visuelle » des personnages et l’émotion de la photo me guident et m’inspirent. Je poursuis donc leur histoire ou, la réinvente à partir des données existantes. Je travaille sur une base de photos anonymes : cartes de visites 1900, photos de famille, Polaroïds, couleur et noir et blanc, de toute époque, puis je les peins, brode ou découpe. La ligne conductrice de mon œuvre est basée sur la mémoire présente, passée, las apparitions et disparitions. Le principe est de construire ou reconstruire le passé. Je cherche à donner un autre sens à la photographie. Passionnée par les masques qu’ils viennent d’Afrique, d’Océanie, d’Alaska… et la représentation de ceux-ci, j’ai crée il y quelques années, une série « Chimères et merveilles » Série où les masques, objets, plantes, animaux…se mixent à la photographie, pour donner un côté surréaliste, comme dans un cadavre exquis. Un côté merveilleux, le Merveilleux si cher à André Breton… J’ai d’ailleurs réalisé, pour ma dernière exposition à la galerie Vallois, une nouvelle série, dans le prolongement de « Chimères et merveilles », en utilisant les masques Gélèdé de KIfouli Dossou, artiste Béninois, et les objets de la collection du Petit Musée de la Récade au Bénin.

-SM : Un travail qui s’apparente au courant surréaliste, on dit de vous « la petite fille des surréalistes et des avant-gardes », qu’en pensez-vous ?

 

CF : En effet, je suis influencée par les DADA, le Surréalisme, Les Arts Sacrés, les Arts primitifs, le Merveilleux, comme dirait André Breton (1896-1966). Ce sont mes sources d’inspiration. Hannah Höch (1889-1978), grande photo collagiste, des poètes artistes comme Henri Michaux (1899-1984), Isidore Lucien Ducasse, dit Comte de Lautréamont (1846-1870), Max Ernst (1881-1976), le rêve et l’ écriture automatique , les cadavres exquis, Louise Bourgeois (1911-2010), Georges Hugnet (1906-1974) , Man Ray (1880-1976), Marcel Broodthaers (1924-1976) sont des artistes que j’admire et qui m’inspirent. Ma technique est particulière. A la manière de ce courant artistique, je pratique le collage, la juxtaposition, j’utilise la peinture, le lavis en couleur et en noir et blanc, des monochromes bleus, le dessin en noir et blanc, la transparence. Toutes les œuvres sont différentes. Je me renouvèle sans cesse et j’essaye d’autres techniques. J’utilise des photographies anonymes, originales ce qui rend mon travail singulier. Toutes les œuvres sont uniques, de part leur support, et leur processus de création…Aucune manipulation numérique… La série « Chimères et merveilles » est un condensé de tout ce que j’aime : l’époque, fin du 19éme, les cabinets de curiosité, et leurs trois règnes : animal, végétal, minéral, l’ethnographie, la magie; un univers onirique et drolatique.

 

 

-SM :La négation du titre de la série résonne comme un slogan « Je ne suis pas un cliché », comme quelque chose que vous défendez, est-ce pour vous un réel message que vous avez envie de mettre en avant dans cet univers artistique onirique voire burlesque ?

 

CF : Les titres sont très importants dans mon travail artistique. Les images et les mots sont indissociables pour moi. Ils se complètent, même si l’image ne paraît pas correspondre au texte (ou titre), et inversement. Un mot donne autant à réfléchir qu’une image, les deux ensemble nous permettent de créer une histoire, la nôtre, ou celle des autres. « Je ne suis pas un cliché » est un jeu d’esprit. Un mot d’esprit, où l’humour se mêle à la réflexion… La photo en est pourtant un, mais pas un cliché comme les autres, un cliché qui nous parle, qui raconte et éveille notre imaginaire. Un instant arrêté, figé dans le temps. Un moment qui ne se reproduira jamais. J’invente, je crée, dessine, peins, écris et essaye de donner du Merveilleux pour prolonger ces instants, et ça « ce n’est pas un cliché » ! Dans un cliché, il y le négatif et le positif, le mien est toujours positif !!!

 

«Je ne suis pas un cliché»,

Exposition des œuvres de Coco Fronsac

 

A la Voz’Galerie

41 rue de l’Est, 92100 Boulogne-Billancourt

Du 6 octobre au janvier 2017

Vernissage le jeudi 5 octobre 2017 à 19h30

http://www.cocofronsac.com

www.vozgalerie.com

Accueil de groupe sur Rdv

La Voz’Galerie est membre de l’association Carré sur Seine.

 

Visites commentées, les samedis 14 octobre, 18 novembre et 9 décembre 2017.

Conférence jeudi 19 octobre 2017 à 19h , Valentine Plisnier et Bruno Bonnabry-Duval tiendront une conférence sur «Le Primitivisme dans la photographie».

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