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“Slava’s snowshow”, un spectacle de cirque contemporain

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“Slava’s snowshow”, un spectacle de cirque contemporain

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Slava’s snowshow est un spectacle visuel et musical créé et mis en scène par l’artiste Slava Polounine. La troupe se produit sur la scène du Théâtre le 13em Art à Paris, du 13 décembre au 7 janvier 2018.
Le 13e Théâtre est un nouveau lieu de spectacle, à Place d’Italie, ouvert à un large public.
Le Slava’s snow show est un spectacle dramatique et pas seulement un spectacle de clown.
Assissai est un clown de théâtre mélancolique, agissant sur scène avec ses compagnons, des créatures loufoques.
Ce clown vient de Russie, un personnage atypique qui nous conte une histoire dans un décor de fête, entre confettis, bulles de savon et paillettes.
Le clown Slava est un personnage du cirque de Moscou, un personnage exceptionnel. Sa gestuelle est influencée par Chaplin et le mime Marceau et le clown soviétique Leonid Engibarov.
Comme pour tout spectacle de mime, la gestuelle a toute son importance. Il travaille autour du mouvement pour exprimer des émotions.
Slava Polounine, à l’origine de ce personnage, est un acteur, metteur en scène et clown russe.
Il se produit principalement à l’étranger,et effectue plusieurs voyages en Russie.
Il est l’un des organisateurs et le dirigeant du festival international du théâtre de rue « La caravane du monde » (1990). En l’an 2000 il retourne à Moscou présenter son show à grand spectacle, le « Snow Show ». En 2001 il établit le programme du théâtre de rue aux Olympiades théâtrales de Moscou.
Slava fête les 15 ans du spectacle « Snow Show » en 2008, spectacle présenté dans de nombreux pays du monde.
En 2011, il se produit au Trianon, à Paris.
Le spectacle est constitué de reprises dont les plus connues: Assissai qui représente un clown de théâtre mélancolique, « Niizia » (« Interdit » en français)et
« Le canari triste ». Il est composé de prouesses physiques et de pages musicales.
Depuis, le spectacle a une grande notoriété et attire un public varié. Rires, pleurs, toutes les émotions sont réunies.
“Slava’s snowshow”
 
Théâtre Le 13ème Art
Du 13 décembre au 7 janvier 2018
30 Avenue d’Italie – 75013 Paris

 

“Singin’in the rain”, la comédie musicale au Grand Palais

 

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Sifflée, murmurée, chantée, la célèbre chanson “Chantons sous la pluie”, écrite par Arthur Freed, est un classique, un air connu de tous. La comédie musicale, mise en scène par Robert Carsen passe de Broadway au Grand Palais, à Paris, du 28 novembre au 11 janvier 2018.

Cette comédie musicale a été reprise de nombreuses fois, notamment au Théâtre du Châtelet en 2015.
Ce théâtre est actuellement en travaux, les spectacles programmés ont lieu dans la Nerf du Grand Palais.
Ainsi, le décor a été privilégié, car l’espace le permet, donnant l’impression aux spectateurs d’entrer dans un studio de cinéma. Différentes animations autour de la comédie sont proposées: initiation aux claquettes, karaoké.

L’intrigue est proche de celle du film musical américain réalisé par Stanley Donen et Gene Kelly, datant de 1952. Nous sommes à Hollywood, à la fin de l’époque du cinéma muet. Le film fait la transition entre le cinéma muet et le cinéma parlant, à travers les rôles interprétés par Gene Kelly, Debbie Reynolds et Donald O’Connor.
Don Lockwood, danseur, musicien, cascadeur, est devenu une star du cinéma muet.
Sa partenaire, Lina Lamont, ne lui correspond pas, doublée par Kathy Selden dans ” The coaching cavalier”. À travers une histoire de scène et une histoire d’amour, la vérité est dévoilée au public.
L’histoire a été plus tard adaptée à la scène. Robert Carsen signe,ici, la mise en scène et apporte une vision moderne et actuelle à la comédie, divisée en deux actes.
Gareth Valentine est à la direction musicale, Stephen Mear signe la chorégraphie, Anthony Powell les costumes, Tim Hatley es décors et Ian Burton la dramaturgie.
La distribution : Don Lockwood, Dan Burton, Cosmo Brown, Daniel Crossley, Kathy Selden, Monique Young, Lina Lamont, Emma Kate Nelson

La comédie musicale ne cessera jamais de plaire. A chaque adaptation, ce classique hollywoodien prend de plus en plus d’importance.

Singin’in the rain”,

Au Grand Palais,
75008 Paris

Du 28 novembre au. 11 janvier 2018

45 représentations,
Mise en scène Robert Carsen

Une production du Théâtre du Châtelet
http://www.théâtre-Châtelet.com

“L’aventure”, l’album poétique de Da Silva.

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Auteur, compositeur et interprète, Emmanuel Da Silva propose une musique pop, poétique et sincère. Son dernier album s’intitule « L’Aventure”. Il sera sur la scène du Trianon, à Paris, le 23 novembre 2017.

Aventure, comme passer d’une histoire à l’autre. Il nous raconte, et trouve des titres percutants, pour nous parler d’amour d”un monde qui évolue, d’une génération  qui s’adapte.
Auteur de nombreux albums, dont “Villa Rosa”, il signe, ici, son septième album, intimiste et plein de sensibilité.
On se souvient du premier album “Décembre en été” qui dévoilait déjà un homme éclairé, maniant les mots et les notes comme un poète moderne. Sa philosophie semble familière et il nous fait le constat d’un homme sensible.
Il compose et écrit des chansons pour d’autres artistes, ainsi qu’une série de livres-disques jeunesse:
“Le peuple des dunes”, “Le mystère des couleurs”, “Billie et les rois de la nuit”, “Les dinosaures du rock” (Acte Sud).
A partir de 2014, plus de trois albums musique sont sortis, signés chez Capitol/Universal Music.
Puis, quelques temps plus tard, “De beaux jours à venir” (2007), “La tendresse des fous” (2009), “La chambre” (2010), “La distance” (2012), “Villa Rosa” (2013) et aujourd’hui « L’aventure”, sorti en mars 2017.

Da Silva a collaboré depuis ses débuts avec de nombreux artistes dont, Elsa Lunghi, pour qui il réalise, écrit et compose l’album “Oser”.

Dracula, l’amour plus fort que la mort“, (2011), est une comédie musicale dans laquelle il écrit  “Dernière danse“.
Fort de ses expériences,  il travaille aussi avec Hélène Segara pour “Parmi la foule” “La vie avec toi”, “À la renverse », dont il signe l’écriture et la composition.
Avec Jenifer , pour ” L’amour et moi “, “Tu ne dis rien” et “Les jours électriques ». Il réalise son dernier album en 2016.
Puis, il collabore avec des artistes tels que Mélanie Pain, Charlie et Soprano.
“Je suis la fille aux cheveux courts, aux cheveux longs, qu’importe ...”, extrait du titre ” La fille
Les textes sont poétiques. Sous forme de ballade, Da Silva exprime son ressenti.
Avec conviction et honnêteté, il nous parle d’amour, de relation, de douleur et de joie. A la manière des poètes, le chanteur fait un constat sur la vie.
Titre : “De là-haut
“…te rejoindre tout là-haut, au-dessus de la ville…
en plein soleil, ma peau ne connait que toi…”
“L’Aventure “,
 Da SilvaEn concert au Trianon, à Paris
Le 23 novembre 2017

1ère partie : Jean Louis Cormier

Tournée en France

Dernier clip, “La fille“, diffusé sur YouTube : https:-/youtu.be/Ewn85-y3kie

«Surgissement», Exposition des œuvres picturales de Victor Haïm

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Auteur de théâtre à succès, metteur en scène et peintre, Victor Haïm expose ses œuvres, une série intitulée « Surgissement », à la galerie Deux6, à Paris, du 16 au novembre au 2 décembre 2017.

Dramaturge, scénariste, metteur en scène, il est aussi acteur et professeur d’art dramatique. Ses œuvres connaissent un vif succès et sont jouées à l’étranger, traduites dans plusieurs langues.

Ses pièces les plus célèbres sont interprétées aujourd’hui, telles que « Jeux de scène » (2002) pour laquelle il reçut le Molière du meilleur auteur dramatique vivant, « Accordez vos violons » (1981), « Les femmes de Dieu »,  « La valse du hasard » (1986) et, « Chair amour » (1994)…

Scénariste pour la télévision, il est l’auteur, notamment, du « Petit théâtre d’Antenne 2 », d’un épisode de la série  « Nestor Burma », et de « Noces cruelles » dont il signe l’adaptation et les dialogues.

Victor Haïm est également auteur des livres : « Le vampire suce toujours deux fois » et « La peau d’un fruit ».

Au cinéma, il incarne des personnages dans « Mes fiançailles avec Hilda », « Le nombril du monde » et, « La vérité si je mens » de Thomas Gilou.

A la télévision, il joue dans « Le commissaire Moulin », une célèbre série, « La cliente », et dernièrement « La traque ».

Victor Haïm écrit  et interprète également des pièces de théâtre. On le voit sur scène, au théâtre de Poche Montparnasse dans « Isaac et la sage femme » (1976) et « Accordez vos violons » (1981), mis en scène par Etienne Bierry.

La peinture est arrivée plus tard dans sa vie. Il commence en 1992 et trouve dans cet art un complément à l’écriture théâtrale, une échappatoire. Le plaisir de peindre est aussi fort que sa motivation pour l’écriture.

Peut-on parler d’abstraction ? Les tableaux laissent apparaître lignes, formes et couleurs. Le dessin n’est pas défini mais toute l’importance est accordée au reflet, à la lumière. La démarche est réfléchie. La force de son travail réside dans la recherche du reflet, du mouvement et du relief dans les toiles. Loin d’être dépourvu de sens, le figuratif s’efface pour l’abstraction. Il faut plonger dans un tableau pour y trouver une histoire, une signification. La démarche créative est la même.

 

Interview de Victor Haim

-Quand avez-vous commencé à peindre ?

VH : En 1992, précisément, j’ai commencé à dessiner. Je suis autodidacte. J’ai toujours  tendance à dessiner le décor d’une pièce de théâtre que j’écris.

J’ai pris goût à la peinture petit à petit, tout d’abord en allant régulièrement dans les musées et les galeries.

-Auteur, scénariste, professeur d’art dramatique…vous avez de multiples activités artistiques. Quel est le lien entre elles ? La peinture est-elle une échappatoire, un complément ?

VH : Le lien est le théâtre. L’activité est la même, l’écriture, le jeu, l’enseignement de l’art dramatique. Autrefois, j’ai essayé de composer de la musique mais j’ai renoncé très vite à cet art pour me concentrer sur l’écriture de pièces de théâtre.

En 1954, je suis entré à la SACEM, la société des  auteurs,compositeurs et éditeurs de musique, en réussissant le concours d’entrée. Pendant plus de trois ans, j’ai écrit des mélodies et des paroles. A l’époque, je pensais être un compositeur et un parolierPuis la guerre d’Algérie à changé mon destin et je suis parti, contraint, au combat. J’étais un opposant violemment opposé à cette guerre. Lorsque je suis revenu, j’avais perdu le goût d’écrire des chansons.

J’avais écrit une pièce, “Mourrir en chantant” crée par Pierre Valde.  La pièce, écrite en Algérie, a été jouée à mon retour. Grâce à cet acteur, j’ai commencé ma carrière d’auteur dramatique.

A 18 ans, je suis entré au Conservatoire de Nantes. Le théâtre a toujours été présent à mon esprit.

 

-Avez-vous une admiration particulière pour un mouvement artistique, un artiste ?

VH : J’admire surtout les musiciens et je porte une attention particulière au violon. Ma sœur étant violoniste, cela a développé mon goût pour la musique. J’écoute des compositeurs comme Itzhak Perlman et Marta Argerich. Le rapport entre la musique et la peinture se trouve dans le sens du rythme. Le goût de la phrase rythmée est certainement lié à ma passion pour la musique classique et le jazz. Je pense à Miles Davis, Dizzy Gillespie, Art Tatum. Je travaille en musique et j’en écoute tous les jours. Certains succès m’ont  accompagné. Je me suis accroché à l’art dramatique et j’ai ainsi écrit des pièces de théâtre. J’étais aveuglé par le goût d’écrire mais je me suis aperçu que tout n’était pas intéressant.

« L’expérience est le nom que l’on donne à ses erreurs » a écrit Oscar Wilde.

-Lignes, formes, couleurs, vos œuvres tendent à l’abstraction. Quelle importance donnez-vous à la lumière ?

VH : Mes œuvres sont des tableaux abstraits. Ce sont des taches. Je fais en sorte qu’elles soient mouvantes et transparentes dans la lumière.  Mes tableaux ne sont pas figés. Je n’ai pas peur de la couleur. Dès la naissance de la peinture, les formes ont une signification, je pense aux natures mortes, aux fruits, aux objets. Paul Cézanne et Rembrandt sont mes peintres favoris pour la richesse de leur composition. De nombreux peintres amateurs barbouillent. Pour ma part, ma peinture est construite. Les reflets sont intéressants à peindre. J’ai le goût de saisir un petit bout de reflet du soleil dans une flaque d’eau. Je peins des masses minérales. Pour un peintre, l’intérêt réside dans la lumière se reflétant sur des objets.

-« Le théâtre est fait pour diviser, voire déranger », selon vous, en est-il de même pour la peinture ?

VH : Tous les arts dérangent à un certain moment. Le compositeur Bach, qui est pour moi le « dieu » de la musique, cassait la mélodie. On a crié à la cacophonie pour les compositions de Stravinsky ou Prokofiev.  Beethoven a beaucoup dérangé. Aujourd’hui, j’écoute des compositeurs de notre temps, Ligetti et Bartok.

La musique est une passion qui fait partie de ma vie artistique. Mais je n’en ai pas fait une activité, au contraire de la peinture et de l’écriture.

Le théâtre de Goldoni m’a influencé. Mes deux dernières pièces sont plus psychologiques alors que je cherchais à écrire des pièces drôles. Ma fantaisie s’est incrustée dans les pièces que j’ai inventées, elles ne sont pas toujours gaies mais plutôt synonymes de délire. Aujourd’hui, je reviens à des choses plus profondes.

Dans mes peintures, je ne cherche pas volontairement à déranger. Je travaille à l’instinct, librement, sans contrainte de commandes. Ma liberté créatrice est totale.

Ainsi, si l’art dérange c’est qu’il suscite une émotion. Tel est le rôle de l’artiste quel qu’il soit.

 

Victor Haïm, « Surgissement »

Galerie Deux6

66 avenue de la Bourdonnais, 75007 Paris

Du mardi au samedi, de 15h à 19h00 ou sur rendez-vous

www.deux6.com

SoWhat, Pascale Henninot

Emmanuel Pierre, Scénographe La Petite Conciergerie

Invitée d’honneur Mathilda May

Vernissage, jeudi 16 novembre 2017

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Exposition Clouzot et Les arts-plastiques, une suite contemporaine

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Le cinéaste Clouzot laisse derrière lui une œuvre chargée de mystères et de références. A l’occasion du 40 e anniversaire de son décès, treize artistes ont travaillé autour de son œuvre. L’exposition, commandée par Paul Ardenne , un lieu à Topographie de l’art, dans le marais à Paris, un espace dédié à l’art contemporain, du 17 novembre 2017 au 12 janvier 2018.

Henri Georges Clouzot est un cinéaste français, des années 50, 70. A la fois réalisateur, scénariste, et producteur, il laisse derrière lui une œuvre riche. Connu pour son travail dans le thriller de genre, il réalise des films à succès «Les Diaboliques» (1954), «Le salaire de la peur», «L’assassin habite au 21», «Le Corbeau», «Quai des Orfèvres» , «Le mystère Picasso» … Il remporte les trois récompenses des festivals européens: le Lion d’Or , la Palme d’or et l’ Ours d’or , notamment pour «Le salaire de la peur».

Paul Ardenne , écrivain et historien de l’art, est le commissaire de cette exposition. Ghislaine Gracieux , directrice de Ciné Patrimoine Concept , chargé de l’œuvre de Clouzot , est à l’initiative de ce projet, réalisé à l’occasion du 110 e anniversaire de la naissance de l’artiste.

Plusieurs sujets de prédilections au cinéaste sont réinterprétés aujourd’hui à travers les œuvres de treize créateurs: la peur, le mystère, l’angoisse, la trahison, la folie, l’amour, la pulsion paranoïaque …

Parmi ces artistes plasticiens : Miguel Chevalier, propose un travail en relation avec « la Prisonnière » (1968), Philippe Dupuis expose un travail en relation avec « Le Mystère Picasso »,(1956), François Boisrond, peinture in situ à partir du film « Les Diaboliques », Tia-Calli Borlase, « Quai des Orfèvres », Aurélie Dubois, en relation avec « La Prisonnière » (1968), Orsten Groom, avec « Le Mystère Picasso » (1956), Claude Lévêque, propose un travail en relation avec tous les films et le thème du délabrement, Filip Markiewicz, avec « Le salaire de la peur » (1952), Ange Leccia, avec « L’Enfer d’Henri Georges Clouzot », Alexandra Mas, avec tous les films et le thème de la femme chez Clouzot, Agnès Pezeu, avec « La Vérité », Myriam Mechita, avec « Les Diaboliques » et Frank Perrin, avec « L’Enfer » (2009).

 

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Alexandra Mas, Elles, Animation 360°. Réalité virtuelle

 

Interview : Paul Ardenne, Ghislaine Gracieux

-Paul Ardenne, en tant qu’historien de l’art et Ghislaine Gracieux, gestionnaire testamentaire de l’oeuvre d’Henri-Georges Clouzot, quel est selon vous le point fort de cette exposition ?

PA: La mise en perspective. Le regard que des plasticiens, aujourd’hui, portent sur l’œuvre d’un cinéaste historique, et comment ils y agrègent leurs propres préoccupations, entre morale, esthétique et engagement créatif.

 GG : Cette exposition est unique en son genre : parler d’un cinéaste à travers les arts plastiques et ainsi mettre en avant la contemporanéité, l’universalité de son œuvre cinématographique, sa capacité à inspirer les plasticiens d’aujourd’hui. Chacun des artistes a également révélé une des facettes du réalisateur, dans son rapport à notre époque contemporaine.

 

– Que représente ce cinéaste pour vous ? Avez-vous vous-même une œuvre favorite ?

PA : Mes films préférés d’Henri-Georges Clouzot : « Le Salaire de la peur », pour sa dimension à la fois épique et clicheteuse, paradoxale ;  « L’Enfer », pour le travail préparatoire du cinéaste, très plasticien, et qui inspire fortement ceux-ci aujourd’hui encore. Clouzot est un cinéaste de son temps et de l’universel. Il est à l’écoute des évolutions sociales rapides de l’époque durant laquelle il travaille et, dans le même temps, il est très soucieux de faire évoluer son esthétique.

 GG : Clouzot est l’entomologiste de la nature humaine à l’écran, c’est cela qu’il représente pour moi. J’ai une tendresse particulière pour « Les Espions » dont je pense à l’instar de certains critiques qu’il est son chef d’œuvre méconnu.

 

– Ghislaine Gracieux, comment est née l’idée de cette exposition?

GG : Ciné-Patrimoine Concept, que je dirige a initié un dispositif événementiel diversifié pour remettre en lumière l’œuvre de Clouzot et montrer sa modernité, en France comme à l’international.

 Parmi les missions de Ciné Patrimoine Concept, l’une des plus importantes est la représentation de cinéastes, avec pour objectif le rayonnement de leurs œuvres dans le monde, par la création d’outils et la production d’événements et de films.

Ciné Patrimoine Concept se consacre principalement aux grands cinéastes patrimoniaux et représente, outre Henri-Georges Clouzot, Jacques Becker et Roger Vadim.

 

Sous l’égide du Comité Clouzot, Ciné Patrimoine Concept a souhaité organiser un hommage, composé d’une série d’événements qui se déroulent tout au long de cette année anniversaire 2017 et se prolonge en 2018 : Rétrospective de tous ses films, livres, portrait documentaire, performances artistiques et musicales, expositions

 

En synergie avec les ayants-droit, producteurs des films, nous avons décidé de mettre en œuvre une tournée d’événements artistiques, un parcours à travers toute la France, intitulé « Le Mystère Clouzot ».

 L’exposition « Clouzot et les arts plastiques, une suite contemporaine » s’inscrit dans ce programme. En effet, il était déterminant de montrer combien l’art et les artistes sont  proches de sa démarche de cinéaste.

 Cette exposition montre que Clouzot est un auteur iconoclaste, l’un des rares à avoir réussi la fusion entre une culture française d’étude des personnages et une culture anglo-saxonne du grand spectacle.

En se penchant sur sa vie et son oeuvre, on découvre un homme insaisissable, touche-à-tout, inventif.

 

– Paul Ardenne, commissaire de l’exposition, comment avez-vous procédé à la sélection des artistes?

PA : Assez simplement, j’ai choisi des plasticiens dont l’univers me paraissait « raccord » avec celui de Clouzot. Et cela, dans les multiples domaines qu’investigue le cinéaste avec sa caméra.

 

-L’art contemporain permet de se lancer dans des réalisations insolites. Que pensez-vous de la création des différents artistes choisis ? L’imaginiez-vous de cette façon ?

PA : Oui, sans conteste. Il y a une familiarité de pensée, de vision et d’esthétique entre Clouzot et les artistes d’Une suite contemporaine ». Il y a une même curiosité pour le présent, une même angoisse devant le temps, une même volonté d’affirmer les pouvoirs ambivalents de l’humanité : lucide mais lâche, courageuse mais flottante.

GG : Je suis bluffée et vraiment séduite par l’éclectisme de cette exposition. Paul a fait un beau casting si je puis utiliser cette expression du cinéma.

 

Le mystère Clouzot, Clouzot et les Arts-Plastiques, une suite contemporaine

 

Commissaire d’exposition Paul Ardenne, Ghislaine Gracieux de Ciné Concept Patrimoine

 

Topographie de l’Art

15 rue de Thorigny, 75003 Paris

 

Exposition produite par Ciné Patrimoine Concept, soutenu par Interconstruction