« Pierrick on the Moon, mission II », une installation de Pierrick Sorin

téléchargement

Pierrick Sorin, artiste pluridisciplinaire, vidéaste, metteur-en-scène et scénographe présente une installation sur le thème lunaire : « Pierrick on the Moon, Mission II », à la Galerie W Landau, du 2 au 31 juillet 2019.

La galerie W Landau est une galerie d’art contemporain, regroupant des artistes, des peintres et photographes. Longtemps située à Montmartre, elle a ouvert, cette année, rue du Grenier Saint-Lazare, dans le 3ème arrondissement, à Paris.

La galerie célèbre avec cette exposition, le cinquième anniversaire de la conquête lunaire, date historique, le 21 juillet 1969.

Pierrick Sorin, artiste de la galerie, est aujourd’hui un créateur fasciné par la fiction et les installations vidéo qu’il nomme théâtres optiques. Il se réfère au praxinoscope-théâtre d’Emile Raynaud, où le personnage s’anime à l’intérieur d’un décor fixe par un jeu de reflets sur une plaque de verre.

De nombreuses expositions marquent son implication dans cette forme d’art, notamment à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, qui organisa une rétrospective en 2001. Une exposition à Nantes lui a été consacrée, en 2010, « Rétrospective/Prospective ». Il expose, en 2013, à la Galerie Pièce Unique, à Paris, « Je reviens à 19h ».

Il poursuit avec des mises en scènes pour l’Opéra, « La Pietra del Paragone » de Rossini, La Flûte Enchantée de Mozart, La Belle Hélène d’Offenbach.

Avec « Pierrick on the Moon, Mission II », il présente un personnage holographique qui joue à l’astronaute dans un studio bleu et fait croire qu’il a marché sur la lune. L’artiste propose un jeu subtil d’effets visuels et de sons reconstitués.

téléchargement (1)

@Installation, Pierrick Sori, Galerie W

 

Interview de Pierrick Sorin

-Vous avez un univers particulier, drôle, loufoque. Quelle création a marqué vos débuts parmi les vidéos et installations ?

PS : Plusieurs créations ont marqué mon parcours. Je pense au film, « Les réveils », réalisé en 1988 et diffusé à la télévision. Aussi, tous les premiers auto-filmages en super 8 sont importants.

La vidéo a une place très importante dans mon œuvre artistique et très vite j’ai réalisé des installations vidéo interactives avec le public, comme « La belle peinture est derrière nous ». Les premiers théâtres optiques datent de 1995. On y voit des personnages qui courent sur des disques vinyles. « Nantes, projets d’artistes» est aussi une création marquante. Il s’agit d’un faux documentaire sur le monde artistique.

L’ensemble de mes créations est marquante avec des innovations, des domaines artistiques différents, comme la mise en scène d’Opéra. Je poursuivrai d’ailleurs, avec une mise en scène prochainement, d’un opéra italien.

-Comment avez-vous eu l’idée des théâtres optiques ?

PS : La créativité d’un artiste se trouve dans la spontanéité, dans l’instant. Ainsi, en 1995, alors que j’installais des écrans de TV dans une galerie d’art, le soir, lumières éteintes, j’ai aperçu dans la vitrine qui donnait sur une rue piétonne, les images des écrans qui s’y reflétaient, avec ma tête, flottant dans la rue. J’ai créé à partir de là, en observant les jeux de reflets autour de moi,  la technique du théâtre optique. Cette technique existait déjà, sous le nom de « Pepper’s ghost », qui permettait de faire coexister sur scène un comédien et des fantômes.

 

-Comment les définiriez-vous ? Que représente le personnage-héros que vous avez-créé ?

PS : Le personnage-héros que j’ai créé représente l’être humain, avec sa fragilité, ses faiblesses, son imperfection. Il a du mal à s’adapter au monde extérieur, tendant au personnage de Jacques Tati, un personnage assez maladroit, fragile, lorsqu’on le voit se cogner la tête contre les vitrines. Ce sont des personnages en difficulté avec le monde extérieur.

-Un titre étonnant : « Mission II », est-ce une suite à un épisode déjà écrit ?

PS : Oui, la pièce présentée est à l’origine, une pièce d’une dimension énorme, un théâtre optique où l’on voit un cosmonaute à échelle humaine. Elle fait écho avec Apollo 13 et autres histoires. La Mission I est une installation plus volumineuse, celle-ci, Mission II, est une version plus réduite. La première version est présentée en Suisse, à Zurich, à la Fondation Fotostiftung Schweiz. Avec cette installation, à la Galerie W, je propose une dimension réduite de cette œuvre.

 

« Pierrick on The Moon, Mission II »

Exposition, installation de Pierrick Sorin

A la Galerie W

Du 2 au 31 juillet 2019

5 rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 Paris

 

Soirée lunaire, samedi 20 juillet 2019

http://www.galeriew.com

téléchargement

 

 

 

Publicités


Catégories :Culture, Photographie

Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :