« Hey, What’s going on », exposition à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz dans le cadre des Rencontres photographiques d’Arles

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« Hey, What’s going on », l’album de Marvin Gaye, illustré par la photographie de la pochette du disque, est un message d’amour universel. Il sert d’appui à cette exposition qui comprend les travaux de différents photographes, à l’occasion des Rencontres photographiques d’Arles, du  1 juillet  au 22 septembre 2019.

Le festival photographique d’Arles est un évènement incontournable pour les artistes photographes. Marqué, cette année, par sa cinquième édition, il est dédié à ses fondateurs, l’écrivain Michel Tournier, l’historien Jean-Maurice Rouquette et  Lucien Clergue, grand photographe arlésien. Il réunit différents intervenants du monde photographique, dirigé par Sam Stourdzé. Plus de quarante expositions sont prévues dans les différents lieux patrimoniaux de la ville.

Parmi les expositions, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, portant le nom du photographe engagé Manuel Rivera Ortiz, installé dans le centre de la ville, propose « What’s going on ».

Le commissaire d’exposition Nicolas Havette, chargé de la direction artistique de la fondation et son équipe ont choisi des œuvres de choix autour de la notion de Motown, un mouvement historique du point de vue artistique mais également politique, révolutionnaire. Il s’agit de paix, de délivrance, face aux conflits actuels, au Brésil, aux Etats-Unis ou encore l’Ukraine, où les régimes politiques vont des régimes autoritaires aux populismes et  sectarismes.

« Bower Birds Blues », Ying Ang, « American Interiors »,  ML Casteel, « What’s going on in Brazil » par le collectif landé, « Negativo 1930 » Yvonne de Rosa, « Let us not fall asleep while walking », David Denil, « Peony isa ho embroiderers of the past », Hou I-Ting, Chia Huang, « US Les Nouvelles routes de la soie » Dominique Laugé, « Dancing in the street » et « Forgotten children in ahmedabad » Manuel Rivera-Ortiz et les 60 ans du label Motown (consultant Adam White, commissaires Nicolas Havette et Madj, partenaires Universal music, ChromaLuxe).

Les travaux de onze artistes sont exposés, regroupant parfois plusieurs photographes. Musique sous forme de playlists de choix, livres photographiques à consulter, images inédites faisant partie d’archives, l’exposition promet d’être étonnante, un point sur le passé pour réfléchir à notre futur.

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@The Manuel Rivera-Ortiz Foundation, Black Panther party, Stenfen Shame

 

Interview de Nicolas Havette, directeur artistique et commissaire d’exposition.

– La Fondation Manuel Rivera-Ortiz a été créée pour soutenir photographes et vidéastes documentaires. Quelle est votre implication ?

NH : Le festival photographique d’Arles m’a toujours attiré. En 2015, j’y ai participé en tant que conseiller. Auparavant, je me suis occupé de ma galerie d’art en Arles, « Le magasin de jouets ». C’est ainsi que j’ai rencontré Manuel Rivera-Ortiz et son équipe, dont André Pfanner et leur équipe. Ils m’ont demandé de les conseiller. Je suis devenu, plus tard, le directeur artistique de la fondation. Aujourd’hui, je m’occupe de la programmation, des performances et des projections. Avec l’équipe, nous essayons de faire en sorte que le lieu vive dans sa fonction photographique documentaire.

 

– Que représente pour vous le festival photographique d’Arles qui fête ses 50 ans autour du thème « Un regard vers demain » ?

NH : J’ai une très grande histoire avec le festival photographique d’Arles. En 2002, encore étudiant à Rennes, j’ai commencé à y travailler, chaque été. Parallèlement, je suis entré à l’école de photographie d’Arles où j’ai suivi des cours. Le magasin de jouets a été ma première galerie, dans le centre de la ville. Mon activité au sein de la fondation Manuel Rivera-Ortiz est venue après. Sam Stourdzé, le directeur des Rencontres photographiques d’Arles, m’a proposé ensuite d’être partenaire et m’a confié la programmation au sein du festival « Arles associé ». Ainsi, tout s’est enchaîné.

 

-« What’s going on », titre du célèbre chanteur Marvin Gaye, au centre de cette exposition, est un message d’amour. En quoi est-il un « regard vers demain » ?

 

NH : « Hey, what’s going on », de Marvin Gaye, est un album complet, représentatif de la musique pop dans le monde. La Motown, compagnie de disques américaine, rattachée à Universal Music Group,  caractérisée par la musique soul et le rythm and blues ou Rn’B, était spécialisée dans les chansons d’amour. On y parle aussi d’inégalités, de désordres, d’injustices. Marvin Gaye, à l’époque, a sorti cet album dans cette optique. Il devient une référence de la musique pop, une révolution dans la musique, dans l’idée de la politique. On y parle de guerre, de pollution. Le chanteur utilise la musique pour délivrer son message. Choisir ce titre pour l’exposition de la fondation est une façon de dire : « Que se passe-t-il aujourd’hui ? » dans un sens positif et non défaitiste, « essayons d’aller plus loin ».

Le programme de cet été, à la fondation, est un état des lieux. Des plaques géopolitiques, climatiques sont en train de changer. Au travers des onze expositions de la fondation, je souhaite montrer cette mouvance, ces changements. TaÏwan, les revendications des droits civiques des noirs américains, tous ces thèmes en font partie. Obama disait : « Je ne serai pas là si la Motown n’avait pas existé ». Il s’agit donc bien d’un regard sur demain en se servant des exemples et de la force d’hier.

– Commissaire de l’exposition,  comment avez-vous participé au choix des artistes et des œuvres ?

NH : Pour cette exposition, nous sommes deux à avoir fait des choix artistiques. Le groupe Universal m’a proposé d’être commissaire de cette exposition, avec Madj, fédérateur dans le milieu de la musique urbaine, mon binôme sur ce projet. Je me suis chargé de la scénographie, de la mise en images. Lui, s’est occupé de la partie musicale. Le challenge a été de trouver les artistes. J’avais une volonté profonde de contextualiser la Motown. Nous sommes allés chercher dans les archives de la presse locale à Détroit, chez Getty images et nous avons fait des choix.

L’exposition comprend aussi une partie musicale, avec une playlist de choix, diffusée dans les salles. Le livre « Motown. The sound of Young America »  nous a aidé ainsi que Adam Wite, Houtson.  Cette exposition a été conçue par une vingtaine de personnes. 

 

– Quelle œuvre ou quel artiste, dans ce collectif, retient le plus votre attention ?

NH : Mon travail en tant que directeur artistique est de réussir à monter un programme et de trouver une cohésion. Je ne m’arrête pas sur une œuvre en particulier mais je suis sensible à l’ensemble des travaux proposés. J’ai pris énormément de plaisir  à m’occuper de cette exposition, qui est aussi une locomotive pour les autres travaux de la fondation.

 

« Hey, What’s going on »,

Fondation Manuel Rivera-Ortiz

Pour la photographie et le film documentaire

Directeur artistique et commissaire d’exposition, Nicolas Havette

 

Programme associé aux Rencontres

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Les Rencontres de la photographique d’Arles

Cinquantième anniversaire

Exposition du 1er juillet au 22 septembre 2019

Semaine d’ouverture, du 1er au 7 juillet

 

Bureau du Festival

34 rue du Docteur Fanton

13200 Arles

 

Festival Off, Hors les murs

www.rencontres-arles.com

www.mrodfundation.org

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Catégories :Culture, Photographie

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