« De la peinture » à la galerie etc, nouveau lieu d’exposition d’art contemporain

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La Galerie etc est une galerie d’art contemporain, dirigée par Thomas et Pierre-Henri Benhamou située dans le marais. A l’occasion de son ouverture, le 24 janvier 2019, les différents artistes choisis seront réunis pour une exposition collective « De la peinture » du 25 janvier au 30 mars 2019.

Le commissaire d’exposition, Maurice Benhamou, qui est également écrivain et critique d’art, est le père de Pierre- Henri et grand-père de Thomas. Trois générations sont réunies ici.

L’idée est de faire une exposition galerie  « statement ». Il s’agit de peinture principalement, avec le désir de mettre en avant un regard sensible sur les toiles et la sculpture. Il y a une volonté de montrer ce qui ne l’est plus, des toiles qui ne s’expliquent pas vraiment et qui ne revendiquent rien ou juste une émotion et une certaine idée de l’esthétique.

Les artistes présentés, Albert Hirsch, Max Wechsler, Lars Fredrikson, Martin Barré, Béatrice Casadesus, Claude Chaussard, Jean Degottex,  sont des artistes que Maurice Benhamou a toujours défendus. On défend l’idée qu’ils défendent eux-mêmes. Ils constituent l’ADN de la galerie. Ces œuvres, à cette occasion, ont un point en commun, l’espace.

D’autres artistes seront présentés dans les futures expositions, à la galerie.

 Albert Hirsch, artiste renommé pour ses sculptures, attache une importance particulière à la danse. Deux œuvres sont exposées « La Désinvolte » et « Courbes ».

Pour ses toiles et ses sculptures, il s’interroge sur la forme et l’existence de ses œuvres. La question est intéressante, dès lors que l’on tourne autour de la sculpture « Courbes », on s’imagine une description difficile de celle-ci. L’œuvre reste unique.

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@Albert Hirsch, photographie de Ryan Doubiago

Interview d’Albert Hirsch :

-Vous avez jusqu’ ici une vie artistique remplie. Comment avez-vous commencé la peinture, puis la sculpture?

AH : Je suis venu à la sculpture, par la danse, la musique et la poésie. Avec la sculpture, j’ai essayé de transposer mon ressenti, mes émotions, avec mon expérience de la pratique de la danse et à l’écoute de toutes les musiques.

Conjointement, tout en suivant  les cours de sculpture de Maurice de Bus, aux Arts Appliqués, je travaillais comme couturier et je me suis intéressé aux vêtements en cuir. J’ai ainsi créé ma marque « Dada cuirs », principalement des vêtements pour les motards et la compétition.

Tout est devenu pour moi inspiration et je me suis enrichi par toute forme d’art, notamment la poésie qui est au cœur de mes passions.

« Le Ring », œuvre que j’ai créé en 2001, est  le symbole de cette rencontre des arts.

Je peux résumer mon parcours de sculpteur, tout d’abord, à travers les matériaux que j’ai utilisés et qui ont modifié mon approche de la sculpture : le plâtre, le polyester, le cuivre, le bronze, le marbre, le granit, les pierres, l’ardoise, le fer dans toutes ses déclinaisons. Actuellement, je travaille sur le papier comme support sculptural.

 

-Quelles rencontres ont marqué votre parcours artistique ?

AH : Mon parcours artistique est fait de rencontres qui se sont faites naturellement de part mes passions, ma sensibilité. Des influences aussi, des artistes que j’admirais comme Rodin mais également la rencontre de musiciens comme  Kenny Clarke, Stéphane Grappelli, Steve Lacy et Ran Blake. Je fréquentais, à l’époque, l’atelier Brancusi, au Musée d’Art Moderne. Ma réalisation artistique évolue.  Guidé et plus tard soutenu par René Char, j’ai pu réaliser de nombreuses collaborations. A l’occasion du 30e anniversaire d’Avignon, en 1978, j’ai réalisé les costumes et la scénographie pour le ballet « Afin qu’il n’y soit rien changé » et « La Conjuration », ballets de René Char, ce dernier monté à l’Opéra Comique, en 1989, avec les danseurs Etoiles de l’Opéra de Paris, Wilfride Piollet et Jean Guizerix.

 

-Les formes simples et closes, le mouvement, notamment la courbe, ont une importance particulière dans vos sculptures : trois courbes comme une danse à trois temps. Comment l’expliquez-vous et quels sont les différentes étapes de votre création?

AH : Des thèmes s’imposent dés le départ chez un artiste. Chez moi, c’est le mouvement, la dynamique, la danse, l’énergie et la vitesse.

Toutes les figures géométriques et formes diverses sont dans mon travail de sculpteur et de peintre. J’ai longtemps travaillé sur l’oblique figure du vertige et du défi, aussi la ligne droite m’a aidée pour asseoir mon travail. La courbe est multiple. Elle peut se transposer et se métamorphoser à l’infini.

« Quand nous voulons faire l’expérience d’un parcours ininterrompu, l’œuvre nous devient insaisissable comme sculpture. Mais elle est une véritable danse dont la chorégraphie, d’une grâce infaillible, semble s’inventer en même temps que nous la découvrons… » Maurice Benhamou.

 

-Vos œuvres ont été exposées dans de nombreux lieux célèbres, tel que Le jardin du Luxembourg, Comment avez-vous vécu l’évolution de votre travail artistique, aujourd’hui exposé à la Galerie etc?

AH : J’ai toujours souhaité montrer mon travail à l’extérieur que ce soit dans la ville ou dans les jardins. J’aime cette confrontation avec le public. La vision dans une galerie amène un autre regard plus intime.

Ici deux sculptures en acier sont présentées : l’une de deux mètres faite de deux lignes, « Courbes », une pièce monumentale pouvant prendre place dans la cité ; l’autre faite de trois arcs de fer de section soit orthogonale, soit triangulaire, vissées entre elle ou soudées, créant une forme simple et close « La Désinvolte », pouvant s’inscrire dans une proximité.

J’ai présenté l’œuvre dans une version monumentale, accompagné d’un recueil de poèmes « Voltes » de Maurice Benhamou, qui tournait à l’aide d’un moteur, à l’Abbaye de St-Riquier, lors d’une rétrospective, en 2018.

J’ai construit ce travail avec trois profilés d’acier, montrant qu’avec ces trois courbes on peut donner une vision sans cesse renouvelée : 3600  visions de la sculpture en une heure. Le spectateur est invité à suivre du regard sous tous les différents angles et à  accompagner la sculpture dans cette danse.    

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@Albert Hirsch, sculptures, photographe de Ryan Doubiago

 

« De la peinture », exposition collective

Galerie ETC

28 rue Saint-Claude, 75003 Paris

Ouverture de la galerie le jeudi 24 janvier 2019

Du 25 janvier au 30 mars 2019

www.galerie-etc.com

 

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@Max Weschler

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Catégories :Culture, peinture

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