Eternity in a hour, exposition photographique de Jessica Backhaus

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Jessica Backhaus expose se œuvres photographiques sur le thème de l’éternité, « L’éternité en une heure »,   au  Goethe Institut, en coopération avec la Robert Mora Galerie de Berlin, à Paris, à l’occasion de la Foire Internationale de photographie d’art, Paris Photo, du 8 novembre au 8 janvier 2019.

Photographe allemande, elle compte aujourd’hui parmi les artistes les plus tendances de la photographie contemporaine allemande. Inspirée par le travail de la photographe Gisèle Freund, elle fait sa connaissance à Paris, en 1992 puis travaille à ses côtés. New York est aussi une étape dans sa vie artistique où elle assiste différents photographes.

Son travail est aujourd’hui présenté dans de nombreuses expositions individuelles et collectives, à la National  Portrait Gallery de Londres, et au Martin-Gropius-Bau de Berlin et à la Kunsthalle à Erfurt.

La photographie de Jessica Backhaus se situe entre abstraction et réalité. Paysages, portraits, photographies d’intérieurs, elle donne toute son importance au décor. L’objet est placé au premier plan, la couleur est primordiale et retranscrit une réalité.

Pour l’artiste, il s’agit de montrer une image du temps déjà en train de passer et le changement. La photographie est un art éphémère. Les images contiennent de nombreux reflets d’eau, de superpositions, de jeu avec les plans. Elle fait l’expérience du temps, à la fois par l’image qui est mais ne sera plus.

Sa réflexion sur le temps avait déjà commencé avec la série « Jesus and the cherries » présentée en 2005. Les différentes séries : « Ce qui reste encore » (2008), « Un jour de novembre » (2008), « Je voulais voir le monde » (2010), « Une fois encore et toujours » (2012), « Six degrès de liberté » (2015) et « Trilogy », (2017).

L’artiste est représentée par la galerie Robert Morat, à Berlin, la galerie Anja Knoess à Cologne, Petra Becker/International Art Bridge à Francfort, la galerie Robert Klein à Boston, la galerie Bridgette Mayer à Philadelphie, la galerie MiCamera à Milan, CarlosCarvalho Arte Contempornea à Lisbonne et Galerie Wouter Van Leeuwen à Amsterdam.

Pour cette série, l’artiste se concentre sur des objets et des situations du quotidien. Derrière son objectif, elle regarde le monde sous un angle différent, inhabituel. En s’appuyant sur la couleur et la lumière, elle met en scène des natures mortes et des collages.

Des travaux de trois séries sont montrés dans cette exposition : « One day in november », 2008, « Six degree of freedom », 2015, « A Trilogy », 2017.

Émotion, romantisme, découverte, ses photographies sont subtiles et agréables à regarder, objet d’art et de décoration.

Interview de Jessica Backhaus

-Comment avez-vous commencé la photographie?

JC: En quelque sorte, j’ai toujours été entourée par l’art et la photographie. Durant mon enfance, j’ai grandi dans une famille d’artistes, principalement du monde du théâtre. Ma mère est une actrice et mon père est directeur de théâtre. J’aimais assister aux répétitions. Plus tard, lorsque j’étais adolescente, avant de déménager à Paris, en France, où j’ai vécu 16 ans, j’ai passé beaucoup de temps à regarder des films et des archives avant de devenir le partenaire de ma mère. Ces années d’éducation m’ont influencée et m’ont poussée à devenir photographe et artiste. Après mes études à Paris, j’ai travaillé comme éditrice de photo pour différents magazines. En 1995, je suis partie vivre à New York où j’ai assisté différents photographes pendant quelques années avant de commencer à développer mes propres projets.

-Dans quel genre photographique vous situez-vous? Quelle importance accordez-vous au cadre, à l’objet?

 JC: Je pense que mon travail fait parti d’un domaine artistique qui fait des va et vient passé présent entre la description de la réalité et l’abstraction.

L’encadrement est un élément important dans mon travail. En photographiant la composition de l’image est décidée. Je n’ai jamais ajusté mon cadre avant. Et lorsque je travaille sur les collages, le placement de la photo sur la toile blanche est décisif.

-Quel est votre processus créatif?

 JB : Choisir de faire  une carrière artistique est un long chemin. Ce n’est pas qu’une profession mais plutôt un mode de vie, une façon de vivre. Mon processus créatif change selon mes projets. Depuis plusieurs années la photographie est à la base de mon travail artistique. J’ai expérimenté ce travail avec des nouvelles manières d’expression. J’essaye de voir où je peux aller avec la photographie. Dans mes plus récents projets « A Trilogy » pour lequel j’ai aussi réalisé des collages. Je trouve cette forme d’art très intrigante. En tant qu’artiste, il est important de se donner des challenges à soi même pour explorer de nouvelles voix. Dans la pratique, j’aime les différentes étapes d’un projet. Pour mes photographies, je m’inspire du monde extérieur et je découvre de nouveaux lieux où je peux créer mon travail. Puis il y a l’étape où je passe du temps dans la chambre noire et aujourd’hui j’ai un studio où je peux continuer les différentes étapes et faire des expériences avec différents matériels afin de trouver de nouvelles formes d’expression. Cette immersion dans d’autres mondes, permet de se perdre, de se trouver et de suivre un chemin incertain, d’oser, de tenter de nouvelles choses, tous ces éléments sont à la base de ma pratique de l’art et de mon processus créatif.

  -« Eternity in an hour » est un titre poétique. Y-a-t-il un rapport immédiat avec la photographie? l’instant immortalisé?

 JB: Je pense  que oui. Le titre est tiré d’un poème de William Blake. Mon point de vu est que je peux capturer l’éternité en un instant. Tout dépend du bon moment, de la lumière, de l’émotion, du cadrage et bien sûr du sujet.

-Vous exposez dans le monde entier. Quel est votre souvenir le plus marquant?

JB : En 2013, j’ai fait ma première exposition importante au musée. Elle a eu lieu au Kunsthalle en Erfurt. Il y avait deux exposants. J’ai exposé aux côtés de Gisèle Freund. Je me souviens d’avoir été bouleversée et excitée par notre travail uni et présenté dans cette exposition. C’était, en effet, spécial pour moi. Je n’oublierai jamais cette exposition.

 

« Eternity in a hour »,

Jessica Backhaus

Goethe Institut Paris

Vernissage Jeudi 8 novembre 2018, 19h

Du 8 novembre au 8 janvier 2019

www.goethe.de/paris

www.facebook.com/goetheinstitutparis

www.twitter.com/GI_Paris

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@One day in novembre, Jessica Backhaus

 

 

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Catégories :Culture, Photographie

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