« Dur Comme Fer », l’art de sublimer, exposition photographique de David Soulmana à la Galerie Deux6

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La galerie Deux6  a ouvert ses portes en septembre 2018  avec une exposition picturale marquée  par la participation du collectif Blitz Motorcycles.

Elle continue aujourd’hui et accueille les oeuvres  photographiques de David Soulmana composées de casques de moto fournis par Blitz Motorcycles, du 22 février au 8 mars 2018 et présente à cette occasion son nouvel espace.

Ce lieu est à la fois un studio de création et un atelier, dédié à la collaboration et l’exploration artistique, mêlant l’art, l’artisanat et le graphisme.

Pour cette exposition, le choix des photos s’est imposé. Tous les tirages sont en grand format.

L’histoire commence par la réalisation spontanée d’une peinture sur un  objet personnel,  le casque. Il y  peint  « I’m Yours and You’re  mine ». Il se lance le défi de créer des casques uniques qui ont chacun leur propre histoire, et en fait une œuvre d’art.

David Soulmana utilise une technique particulière : la subligraphie pour mettre en valeur l’objet, sujet principal de l’œuvre. Chaque photo est imprimée avec un procédé  d’impression unique en Europe. C’est une technique très précise, l’image fusionne avec l’aluminium. L’encre se transforme en gaz et se retrouve prise dans le vernis  sur la plaque d’aluminium. Le pixel de l’image reste intact, et apporte une qualité exceptionnelle de la couleur et une profondeur.

Derrière ce travail artistique, il y a une réelle approche de décoration d’intérieur, de design. Les photos de David Soulaman sont proposées dans différents magasines de décoration.

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Interview de David Soulaman, « Dur Comme Fer »:

-Comment avez-vous commencé la photographie ?

DS : J’ai commencé à m’intéresser à la photographie naturellement car mon métier était en rapport avec l’image. Je travaillais dans l’audiovisuel, j’étais monteur  et chef-opérateur. La photographie a toujours fait partie de moi. Le projet « Dur Comme Fer » m’a totalement poussé à me concentrer sur celle-ci. De hobby, la photographie est devenue une réelle activité.

 

-Comment avez-vous trouvé l’idée de photographier des casques de moto ?

DS : Un hasard total. La vraie histoire de « Dur comme fer » est l’amour de l’objet. Le casque est l’outil principal du motard, un objet utile, sentimental, personnel.

Au départ, il s’agissait de créer avec mes collègues, un livre d’art. On s’est attaché à rechercher des casques, plus de 100, pour les mettre en images et raconter leur histoire.

Passionné depuis des années par la moto vintage, par l’univers des vieilles motos, j’ai ouvert, il y a trois ans, un garage collectif : La Forge Motorcycles. J’aime l’idée de deuxième vie redonnée à un objet ancien. Ce garage me permet de retaper nos motos avec les copains.

Le casque est l’objet essentiel du motard. Il a donc toute son importance. J’y suis moi-même très attaché. Il est devenu l’objet principal de ma création. J’ai commencé à écrire des messages dessus, devenant un support de revendication, de communication. L’idée m’est venue de le sublimer. Il s’agit de raconter l’histoire du casque, de le mettre en lumière avec la technique photographique, la subligraphie.

 

-Quelle est votre technique ? Qu’apporte, selon vous, le fond noir ?

DS : J’ai choisi d’utiliser la technique, la subligraphie car elle était pratiquement banalisée. Le procédé onéreux est très mal connu. Les artistes se dirigent sur d’autres techniques. Un ami me l’a faite découvrir et j’ai tout de suite été attiré par ce procédé peu utilisé. Après un premier essai, j’ai constaté que le résultat était superbe. L’objet central est mis en relief, accentué par le choix du fond noir.

L’utilisation du fond noir met en lumière l’objet. C’est une couleur neutre. Nous avons fait l’essai avec un fond blanc, mais la couleur est moins conforme. La couleur noire contraste avec les casques, avec l’objet patiné. Il s’agit de totalement sublimer l’objet.

 

-Pourquoi avoir choisi le titre « Dur comme fer »?

DS : « Dur comme fer »est un titre que nous avions choisi avec l’équipe du garage collectif. Nous en avons fait le slogan du garage et même le nom du label, un label expérimental commencé en septembre 2018.

Il est aussi représentatif de mon état d’esprit. Il y a la notion de force, d’élan vers l’avant, de conviction.

J’ai trouvé ce titre intéressant, l’idée de croire en quelque chose. Nous avons la chance d’avoir un très beau logo qui est la reproduction d’un casque fait à la main.

 

-Travaillez-vous sur une prochaine série photographique?

DS : Je continue avec mon équipe le casting de casques pour créer de nouvelles œuvres. Cela me permet de faire beaucoup de rencontres. Les gens me proposent leur casque et me racontent une histoire véhiculée à travers l’objet que je mets en lumière.

Le choix artistique nous appartient.

L’idée de faire un livre photographique réunissant des photos d’objets revisités est toujours présente. Les expositions des œuvres d’art permettraient de le financer. L’idée est de sublimer l’objet au quotidien. Le grand format donne toute son importance à l’œuvre photographique.

Il s’agit toujours d’aller chercher des objets qui ont un vécu, de les mettre au goût du jour et de les rendre graphiquement beaux.

Avec mon équipe, nous commençons à travailler, en parallèle, sur de nouvelles thématiques : les armes, les cartes de jeux…

Le vieil objet patiné revisité est en soi intéressant.

Nous avons tous un objet qui nous tient à cœur. Nous commençons à avoir des propositions. Notamment, nous travaillons sur un projet de cartes de jeux pour la décoration d’un intérieur, sous la direction d’un architecte de décoration, avec cette idée première de sublimer l’objet par la subligraphie.

Tout en continuant la série sur les casques, je vais commencer à proposer des visuels différents.

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Interview de Frédéric Jourden, Blitz Motorcycles :

-D’où vous vient cette passion pour la moto ?

FJ : Mon père avait une moto et tout jeune il me conduisait partout. J’ai commencé par voir le côté pratique du deux roues et je me déplaçais à 20 ans déjà en scooter. L’envie d’une moto est venue après.

 J’ai tout de suite aimé le sentiment de liberté lorsque l’on se déplace en deux roues. Je n’ai plus envisagé autre chose que la moto et je l’utilise autant en ville au quotidien que sur les routes en aventurier.

 

-Comment vous-êtes vous lancé dans la création d’une société de vente de motos où vous proposez avec votre collaborateur Hugo de nombreux services : vêtements, accessoires, personnalisation de moto ?

FJ : Nous avons créé avec Hugo la société Blitz Motorcycles en 2010. Sur le marché, nous étions les deuxièmes en Europe à proposer ce genre de service. Nous proposons, avant tout, un service de fabrication. Nous utilisons une moto existante que nous repensons du moteur à la structure et que nous allons designer selon la personnalité de la personne. La singularité de notre travail tient au fait que nous intégrons un bout de l’histoire de la personne : lieu de naissance, un voyage, un souvenir. Nous nous attachons au style : un gentleman, un bat boy…Il y a donc  un réel échange. 

Notre travail reste une offre.

Au départ, nous avions nos métiers respectifs avec Hugo et la fabrication de moto était plus un passe temps. Lorsque cela est devenu plus sérieux, j’ai progressivement décidé de me lancer pleinement dans cette aventure et j’ai préparé un CAP de mécanicien en suivant les cours du soir (2004).

Nous transformions les motos le soir et le week-end  d’abord pour nos copains.

Nous n’étions pas parfaits au départ, et nos erreurs nous ont permis d’évoluer. 

Les motos ont un look unique. Totalement motivés, nous avons élargi notre univers et nous avons un site proposant  les vêtements de motard, les accessoires que nous réalisons en collaboration avec des marques. Notre site met en avant les produits mais également la philosophie du « motard, aventurier » à travers des courts-métrages réalisés sur les routes, comme « Riding September » réalisé par Arthur de Kersauson et Clément Beauvais.

 Au delà du service, c’est tout un univers. Nous conservons un côté ancien dans la fabrication comme dans le choix des matières et le style des vêtements : « l’héritage ».

Notre travail a progressivement pris de l’ampleur et s’est développé.

 

-Quel est votre rapport avec l’art ? Comment avez-vous abordé cette exposition avec David Soulmana ?

FJ : Nous sommes simplement les fournisseurs. David Soulmana est l’artiste créateur. Le projet était très tentant et le résultat prometteur. En effet, les photos de casques sont sublimes et uniques.

L’art doit créer une émotion. L’émotion passe par une sensation. Une moto est une sensation, il est question de feeling, d’odorat, de toucher, donc de sensations.

Nous utilisons des réservoirs abimés et nous laissons la patine telle quelle. L’objet véhicule de ce fait tout un mode de vie, la moto nous transporte au sens premier du terme. La création nous transporte intellectuellement, la moto plus physiquement. Elle a un côté fonctionnel au contraire de l’art.

David est dans un travail artistique où il a utilisé un processus qui crée un véritable tableau.

Les casques sont des objets utiles, fonctionnels. David a voulu les sublimer. Chaque motard fait attention à son casque.

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« Dur Comme Fer », l ‘art de sublimer, de David Soulaman

Subligraphie®

(Formats  80×80 / 60×60 / 40×40 hors caisse américaine)

www.durcommefer.com

 

 

Avec la participation de Blitz Motorcycles

www.blitz-motorcycles.com

 

A la Galerie Deux6

Du 22 février au 8  mars 2018

Vernissage le jeudi 22 septembre 2018

 

66 avenue de la Bourdonnais, 75007 Paris

www.galerieDeux6.com

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Catégories :Culture, Photographie

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