« A Contretemps », le nouvel album jazz de Sarah Lancman

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Son univers est jazz, sa voix est son outil le plus précieux. Elle propose aujourd’hui un nouvel album intitulé « A Contretemps », sur le label Jazz Eleven, disponible dès le 19 janvier 2018.

 

Après le vif succès de l’album « Inspiring Love », enregistré à New York, Sarah Lancman et son groupe présentent l’album « A contretremps ».

Le jazz est pour Sarah un élément qu’elle côtoie depuis l’enfance. En participant au concours « International Shure Jazz Vocal » en 2012, au  Montreux Jazz Festival, présidé par Quincy Jones, elle obtient le premier prix.

Propulsée au devant de la scène, elle constitue un groupe de musique et enregistre trois albums.

Le premier « Dark », sorti en 2014, est constitué principalement de reprises de Julie London à Nick Drake et comprend un duo avec le guitariste Michel Perez, sur le titre « Good morning Heartache ».

Sa rencontre avec le pianiste Giovanni Mirabassi est déterminante dans sa carrière. A la fois, collaborateur et manager, musicien hors pair, il a joué notamment avec Chet Baker, Steve Grosman et bien d’autres. Aujourd’hui, il compose avec Sarah certains titres comme « Inspiring Love », en novembre 2016, enregistré à New York avec Gianluca Renzi, Gene Jackson, Alex Sipiagin et Michael Brecker.   Tous les morceaux sont des créations originales, composés pour la plupart au piano, excepté le morceau « Qui ? » de Charles Aznavour, qui participe aussi à l’album.

Sarah Lancman a choisi la Thailande pour l’enregistrement et la composition de ce dernier album, sur le label Jazz Eleven. Giovanni Mirabassi est toujours présent. Ils composent ensemble les différents morceaux, avec la participation des musiciens : Gene Jackson, Gianluca Renzi, Lukmil Perez et Toku.

 

 

Interview de Sarah Lancman

– Pourriez-vous nous raconter d’où vient votre passion pour le jazz et comment vous avez démarré votre carrière ?

SL : Mes parents écoutaient toujours des vinyles à la maison et cela m’a toujours réconfortée. Un des premier films que j’ai vu a été «  les demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy. Il m’a beaucoup marqué. Plus tard, à l’adolescence, j’ai découvert Bill Evans qui m’a bouleversée tant par son lyrisme et ses harmonies et j’ai senti que le jazz m’appelait. Ma carrière a vraiment commencé lorsque nous avons enregistré mon album «  Inspiring Love » à New York en 2015. J’avais envie d’écrire à la manière de standard de Jazz comme Gershwin, Cole Porter,… mais avec mes mots, ma vision de l’amour en tant que femme de mon époque. 

 

– Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce courant musical ?

SL : Un jour, alors que je n’étais encore qu’une enfant,  mon père m’avait emmenée voir un concert de jazz et j’ai senti en moi quelque chose de fort, comme une religieuse qui voit la lumière, la sensation d’une vérité. J’ai senti à ce moment là que je voulais dédier ma vie à la musique et que c’était ce qui m’animait, comme une mission et une véritable raison d’être.

 

 Avez-vous des références artistiques ?

SL : Mon inspiration s’est nourrie au fil des années, je pense qu’il est essentiel d’écouter, d’apprendre, d’imiter, de se nourrir, pour ensuite digérer l’information et un jour avoir son propre vocabulaire. On vient forcément de quelque part.  J’ai été bercée par des grandes chanteuses qui ont marqué l’histoire du jazz  comme Ella Fiztgerald, Julie London, Sarah Vaughan plus récemment Barbara Streisand, Diana Krall, Norah Jones. Amy Winehouse que j’ai toujours admirée de part sa musicalité à fleur de peau et qui incarne selon moi, la musique avec une véritable authenticité.

Par ailleurs, j’ai toujours aimé les mots et Charles Aznavour a été aussi une inspiration déterminante.

A l’heure où tout le monde écoutait du rap dans les couloirs du lycée avec mon discman à l’époque, moi j’écoutais du Aznavour. Je pense que j’ai toujours été «  A contretemps » en quelque sorte. 
-Comment abordez-vous la constitution de votre groupe de musique ? 

SL : La rencontre avec le pianiste Giovanni Mirabassi a été déterminante. C’est un pianiste exceptionnel et il a été un mentor pour m’ apprendre vraiment ce qu’est le métier d’artiste et adopter la vision de la vie adéquate. 

J’ai vu en lui un mentor, un guide et il a vu en moi la voix qu’il recherchait. Il m’a dit, cette question simple mais que l’on ne pose jamais à un artiste en début de carrière: «  Qu’est ce que tu veux faire concrètement pour ton album ? » et l’image que je voulais était claire : faire un véritable album de jazz, écrire des standards, avoir une équipe qui a fait partie de l’histoire de celle ci, ainsi pour « Inspiring Love » par exemple nous avons appelé Gene Jackson à la batterie ( veritable maître du swing et membre du trio d’hernie Hancock pendant de nombreuses années) , Alex Sipiagin ( trompettiste de la scène internationale jazz actuelle ). Pour le nouvel album «  A contretemps », j’avais écris un duo et je cherchais un chanteur masculin et c’est encore Giovanni qui a trouvé la perle rare : un chanteur trompettiste japonais TOKU, véritable star au Japon, c’était exactement l’esthétique que je recherchais. 

 

-Vous composez et écrivez vous-même vos chansons, « Reste là », « J’ai voulu partir », « Inspiring love »… Est-ce essentiel de maîtriser la totalité de la création dans le sens où vous exprimez pleinement vos émotions ? Est-ce un travail indissociable ou êtes-vous prête à collaborer avec d’autres artistes ?

SL : Cela dépend des situations. Parfois, il m’arrive de co-écrire avec Giovanni Mirabassi comme d’ailleurs «  J’ai Voulu Partir » et cela a été très naturel. J’aime sa manière d’écrire la musique alors il est agréable pour moi de mettre des mots dessus et de m’imaginer la chanson. Je pense qu’il est important de se retrouver dans l’esthétique si on co-écrit avec quelqu’un. Cela dépend aussi car nous avons co-écrit aussi des musiques ensemble: je n’avais que le début de «  Behind the Clouds » et lui a trouvé la deuxième partie. 

 

J’aime également être maître de toute la partie musique et écriture car souvent ça va ensemble, notamment souvent la musique me vient et les paroles viennent se poser dessus naturellement, mais parfois j’aime demander à Giovanni de m’écrire une chanson car je sais que cela va me permettre d’aller ailleurs où je n’aurais pas oser aller. 

J’aime le travail en commun en général et la force du groupe m’inspire. 

 

-L’émotion passe par les instruments, notamment le piano pour vous, mais la voix à toute son importance, quand pensez-vous ?

 

SL : Je pense que la voix a un pouvoir universel et je ne pense pas me tromper quand je dis que tous les musiciens de la planète vous diront sûrement la même chose. 

Il y a quelque chose de tellement intime et personnel dans la voix, d’ailleurs même les instruments tentent de se rapprocher de la voix et sont inspirés par elle. 

Mais je pense qu’au fond, si l’émotion est là, ce n’est plus une question de voix, d’instrument ou autre, c’est une question d’authenticité et je suis persuadée que le public la ressent instantanément. 

 

« A Contretemps », Sarah Lancman

Nouvel album sortie le 19 janvier 2018

Label Jazz Eleven

 

En concert au Ducs des Lombards, à Paris, le 25 janvier 2017

En tournée en France.

Site : http://www.sarahlancman.com

Copyright Hubert Caldaguès-22_preview

Crédit: Hubert Caldaguès

20180312_205737.jpgEn concert au Pan Piper, à  Paris

Sarah Lancman invitée par Giovanni Mirabassi (piano)

Le 12 mars 2018,

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Catégories :Culture, Musique

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