Exposition photographique, Jean François Spricigo et Aitor Ortiz au Centquatre à Paris

A l’occasion du mois de la photographie à Paris, les oeuvres photographiques de Jean François Spricigo et Aitor Ortiz sont exposées au Centquatre à Paris du 5 novembre 2014 au 4 janvier 2015.

Le Mois de la photo

Paris célèbre la photographie durant le mois de novembre en ouvrant les principaux lieux culturels de la ville, de vastes espaces connus du public. Il est question de rencontres, de découvertes et d’art.

Le Centquatre invite non seulement Jean François Spricigo, Aitor Ortiz, mais également Erik Kessels, qui expose neuf photographes néerlandais du 13 novembre 2014 au 13 décembre 2015.

Le Festival Circulations 2015 aura lieu dans ce même lieu, au mois de janvier.

Deux photographes, deux sujets: “Intromisiones Aitor Ortiz , “toujours l’aurore” Jean François Spricigo

Ils travaillent tous deux la photographie en noir et blanc. Une même force se dégage de leurs oeuvres, bien qu’ils proposent des travaux différents.

“Intromisiones“, série du photographe espagnol Aitor Ortiz, est une exposition pensée comme une interprétation croisée. Les oeuvres présentées sont issues de différentes époques. “Destructura“, oeuvre célèbre exposée en 1995, le travail du photographe est basé sur la documentation. Sa réflexion est basée sur les interactions entre la lumière et l’architecture, sur l’évolution de l’espace urbain.

L’approche de Jean François Spricigo

Chaque photographe aborde la photo différemment. Jean François Spricigo attache une importance particulière à l’instant. Il mélange le texte et la photo, touchant au cinéma, à l’écriture de fiction, à la réalisation.

Photographe belge, il expose depuis 2004 dans différents lieux, dont le Parvis, à Tarbes,”Silenzio” en 2005, “Prélude” en 2008, et “Le loup et l’enfant” en 2012, séries exposées à la Galerie Agathe Gaillard à Paris, une série “Anima” à Los Angeles en 2010. Il participe aux Rencontres photos d’Arles, en 2009, remarqué par Lucien Clergue. Il reçoit de nombreux prix, dont le prix de la Fondation belge de la Vocation et le prix de photographie à l’Académie des Beaux Arts de France.

Des titres pour chaque exposition, l’écriture est très liée à l’115627-jean-francois-spricigomois-de-la-photo-paris-2014-kv8wimage, à ces images d’enfants, d’animaux, de personnages ou paysages, sobriété de l’image parfois floue, en noir et blanc. Dans cet univers bien particulier, il passe des ténèbres à la lumière, fasciné par le monde animal. Voilà les caractéristiques de la photographie de Jean François Spricigo.

Le livre photographique “toujours l’aurore“, édité cette année aux Editions de l’Oeil, sera présenté pour l’occasion au Centquatre durant l’exposition.

Jean François Spricigo est exposé principalement à la Galerie Agathe Gaillard à Paris, au Contretype à Bruxelles et au Simonis Gallery à Varsovie.

Instantanéité et hasard

Poésie et rêverie sont les mots évoquant le mieux les oeuvres de Jean François Spricigo. Ses images montrent des enfants et des animaux, clichés apparaissant comme des souvenirs, inspirés par le noir et blanc, ainsi que par le réalisme photographique.

Tout est basé sur le réel. Les images sont la représentation de la vérité, une vérité universelle. Pour Jean François Spricigo, la part de hasard est nécessaire au moment de la captation. La plupart des artistes intellectualisent leur travail. La photographie est une histoire de rencontre, avec un paysage, un être humain, un animal. Le spectateur doit être surpris. La photographie est un des arts qui permet un bon accès à l’émerveillement.

Interview de Jean François Spricigo

-Comment avez-vous commencé la photographie ?

Un trajet scolaire peu glorieux a participé à m’ouvrir à la lucidité d’être à l’attention de mes instincts plutôt qu’à l’assentiment d’un parcours balisé – qui du reste semble correspondre à bien moins d’individus qu’il n’y paraît. L’appareil photo est un trou de serrure aisé à promener avec soi pour voir de « l’autre côté », le tunnel d’Alice en quelque sorte, sauf que selon moi il ne conduit pas au monde imaginaire, il est au contraire un accès plus intense pour aller vers le réel.

-Photographie de genre, où vous situez-vous?

Ce n’est pas une question qui me préoccupe, j’utilise un langage qui s’appelle la photographie.

-Quelle est votre technique et comment construisez-vous vos projets?

Je travaille en argentique avec des focales fixes, puis je numérise et réalise les tirages avec une imprimante.

Concernant les projets, étrangement je n’en ai pas, c’est la situation qui les suscite plus que l’exercice de ma volonté sur la situation. Aucune de mes expositions ne s’articule autour d’une série ou d’un thème. J’ai donc un vaste kaléidoscope d’images qui s’articule selon l’humeur d’un texte, issu lui-même de la musicalité d’un titre. Je travaille avec Guillaume Fabiani tant sur la sélection que sur la scénographie finale. Nous nous parlons peu, nous essayons d’être à l’écoute de ce qui nous semble évident et essentiel. Tant qu’il n’y a pas de stratégie manifeste, j’ai le sentiment de justesse dans le propos.

-Que pensez-vous du mois de la photo à Paris et qu’elle est votre implication dans cette exposition au Centquatre ? Avez-vous travaillé particulièrement pour celle-ci?

C’est une question à tiroir, elle souffrirait de la sentence tangible de la concision, ou se fourvoierait  dans une réponse hagiographique attendue.

C’est l’exposition qui comporte le plus de tirages à ce jour, et une installation vidéo et sonore coréalisée avec le pianiste Alexandre Tharaud. Je m’y suis profondément investi.

Le Centquatre, 

106 rue d’Aubervilliers

75019 Paris

Aitor Ortiz et Jean François Spricigo 

Le mois de la photo

Du 5 novembre au 4 janvier 2015.

EXPOSITIONS DE PHOTOGRAPHIES

·         toujours l’aurore

4 novembre à 18h, vernissage au CENTQUATRE-Paris

avec une installation vidéo et sonore d’Alexandre Tharaud et Jean-François Spricigo

exposition du 5 novembre au 4 janvier 2015

·         carnets du ciel

6 novembre à 19h, vernissage à la Galerie Maeght à Paris

exposition du 6 novembre au 29 novembre 2014

 

·         romanza

29 octobre à 18h, vernissage à la SABAM à Bruxelles

30 octobre au 31 décembre 2014

 

RENCONTRES

·         12 novembre à 19h, rencontre avec Alexandre Tharaud, José-Manuel Gonçalvès et Jean-François Spricigo au CENTQUATRE-Paris

·         20 novembre à 19h, festival « Paris en toutes lettres » à la galerie du jour agnès b

lecture par Édith Scob du livre « toujours l’aurore » publiée aux éditions de l’Œil, musique par Albin de la Simone

·         17 décembre, concert d’Albin de la Simone dans l’espace d’exposition et surprise au CENTQUATRE-Paris

 

LIVRES

 

·         toujours l’aurore

photographies de Jean-François Spricigo

textes de Dominique A, Eric Baret, Anne Biroleau, Marcel Moreau, Josef Nadj, André S. Labarthe, Alexandre Tharaud, Jean-François Spricigo

éditions de l’Œil

16,5 x 21,5 cm – 128 pages – ISBN 978-2-35137-168-8

·         Lettres à Quelqu’un

textes et photographies de Jean-François Spricigo

éditions Riveneuve

14 x 21 cm – 112 pages – ISBN 978-2-36013-268-3

·         Mois de la Photo à Paris 2014

ouvrage collectif de photographies

éditions Actes Sud

21 x 24 cm – 416 pages – ISBN 978-2-330-03644-7

 

AUTRES

·         Signatures des livres au Merle Moqueur et à la librairie le 29 respectivement le 8 novembre et le 6 décembre

·         Diffusion de l’entretien sur France Culture dans l’émission un autre jour est possible le 11 novembre

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