« Atras del muro », exposition photographique de Stanilas Guigui

La Galerie Particulière à Paris expose les oeuvres du photographe Stanislas Guigui, “Atras del muro“, “Derrière le mur“,  du 12 décembre 2013 au 12 janvier 2014.
 
Photographie de genre: le reportage
Stanislas Guigui débute ce travail en Colombie en 1996, après la guerre civile qui ravagea le pays. La misère règne dans les rues de Bogota. La photographie témoignage d’un fait historique.
Stanislas Guigui, actuellement photographe de l’agence Vu, s’intéresse aux sujets de société, aux faits marquants, aux marginaux. En 2006, son travail sur « El Cartucho » est récompensé à PhotoEspagna et l‘UNICEF en 2008.
L’ Amérique du Sud, une thématique sociale
Thématique sociale de l’exclusion et des mondes marginaux, Stan Guigui choisit un quartier « El Cartucho » et pose son appareil photo. Le fond, un mur blanc, la lumière naturelle, il fait posé des hommes et des femmes du quartier. Ce sont des images fortes: vieillesse, tristesse, pauvreté, malaise…l’artiste malgré tout voit la beauté. La photographie, par définition, est la représentation du réel. Elle témoigne d’un temps, d’un fait. Stanilas Guigui par la photographie retransmet la vision d’un monde, d’un peuple touché par la guerre, démunies. Ce sont des gens de la rue. L’originalité de ses photographies tient au fait que les personnages posent alors que tout autour d’eux témoigne de la misère, de la dureté d’un monde après une guerre civile ravageuse. La lumière agit sur eux et le spectateur s’interroge.
Portraits et silhouettes: les marginaux
“Atras del muro”derrière le mur, il s’agit de rendre vrai, de trouver un décor blanc, un mur et de faire défilés des êtres humains marqués par la misère et la drogue.
Il montre les fumeries de crack, les conditions de vie misérables, les batailles aux couteaux, les enfants livrés à eux-mêmes, les hommes marqués par l’âge. Une expérience inoubliable, Stan Guigui a du vivre dans ce quartier pour être au plus près de la vérité.
Interview: Stanislas Guigui
 
-Comment avez-vous commencé la photographie?
Enfant, j’empruntais l’appareil photo, Olympus, de mon père et je réalisais différents clichés. Il s’est souvent aperçu que je lui prenais sans lui dire en voyant les négatifs. J’ai toujours fait des photos. A 18 ans, cela est devenu plus sérieux. Autodidacte, je me suis lancé plus tard dans la photographie, plus particulièrement dans la photo reportage, intéressé par les gens de la rue, par l’urbanisme.
-Comment avez-vous choisi ce genre photographique?
Admiratif du travail du photographe William Klein, il m’a donné envie de poursuivre la photographie et de me professionnaliser. 
Ce genre photographique m’a décidé à travailler en ce sens. Attiré aussi par la peinture, la gravure, j’ai hésité avant de faire de la photo. C’est pourquoi aujourd’hui mes photos tendent à la peinture du fait de la lumière. Par erreur un jour, j’ai trouvé mon style. Cela devait venir de la lumière.
Les photographies, que je réalise, sont en général en noir et blanc. J’aime le côté intemporel, réaliste et nostalgique. Il y a plus de distance et cela me correspond mieux.
-Que revendiquez-vous à travers vos photographies?
Je souhaite montrer la réalité, celle que l’on a du mal à regarder,que l’on ne connait pas ou que l’on ignore. Dans la dureté, la misère, je trouve encore la beauté. Je revendique la beauté dans un paysage marqué par la pauvreté. C’est une leçon faite aux hommes. La beauté se manifeste par des actes affectifs, des regards, des situations. Je revendique la beauté de certaines choses que les gens ne voient pas et le droit à la différence. La société place dans les cases. Il faut accepter les manières de vivre de chacun. Une société se compose de gens avec différentes émotions. Sinon la société en est déshumanisée. Je suis pour la tolérance et l’acceptation, pour les marginaux qui revendiquent leur différence. Je ne souhaite pas vivre dans une société uniforme. C’est exactement ce qu’il faut voir dans mes photos. Montrer et accepter les différences.
Le livre “Atras del muro”, publié récemment, sera disponible en librairie des le mois de février.
 
-Les marginaux, l’après guerre civile, la drogue…comment avez-vous vécu votre voyage en Colombie et avez-vous un souvenir marquant?
Je vis la situation intensément. Vivre en Colombie pendant autant d’années est un choix que je fais. Donc je suis allé jusqu’au bout de mon histoire. Pour rendre vrai, il fallait y vivre pour comprendre. Pour ces gens là, le pire est l’ignorance. Tout le monde peut tomber un jour ou l’autre. L’homme est fragile, il faut y faire attention. Il faut voir les choses essentielles. Pour ma part, j’avais atteint les limites. Vivre en Colombie, dans le quartier de “El Cartucho” a été une expérience très dure et très éprouvante. La violence est présente en permanence à “la cour des miracles”. 
Je suis marqué à jamais par cette expérience. Si c’était à refaire, je referais exactement les mêmes choix. Je ne retiens que les belles choses, les scènes d’affections. J’ai vraiment saisi la nature humaine, l’âme, la pureté d’un être et l’animalité. L’expérience est très forte. Ces gens m’ont beaucoup apporté sur la vie, sur moi.
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-Après une telle expérience, pensez-vous à nouveau travailler sur un sujet aussi fort? 
Je travaille maintenant sur Marseille. Cette ville est marqué par la pauvreté, la délinquance, la drogue, l’émigration, la violence.  Il y a un réel problème de génération. 
J’ai exposé mes tirages sur “El Cartucho” à Marseille en 2013. Puis j’ai exposé, en Suisse en mai 2013,à la Galerie Christopher Gerber, à Lausanne, des photos sur un voyage en Mongolie. Suite à l’exposition actuelle  à Marseille, puis à Paris, le livre photographique sera publié, aux éditions Images Plurielles, en début d’année 2014. 
Après mes projets sur Marseille, je commencerai un sujet sur les USA.
Stanislas Guigui
Photographe
stan@stanislasguigui.com
La Galerie Particulière,
16/11 rue du perche, 75003 Paris
info@lagalerieparticuliere.com
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